Partager


Tout en saluant les efforts de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, profitant de la séance d’ouverture solennelle de la 2e session ordinaire du Parlement le 7 avril 2008, n’a pas porté de gants en parlant de la crise sociale qui est en passe de s’installer durablement dans notre pays.

L’ouverture solennelle de la 2e session ordinaire de l’Assemblée nationale a eu lieu lundi après-midi en présence du chef du gouvernement, de certains membres de son équipe et d’invités de marque.

Une tribune fortement colorée dont s’est servi le président de l’hémicycle pour se prononcer sur les questions brûlantes de l’heure. De la crise au nord, à la cherté de la vie en passant par la situation désastreuse de l’école.

Comme pour dire que l’heure est vraiment grave dans le pays, le président de l’Assemblée et également président de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (mouvance présidentielle), a fait le tour d’horizon des grands sujets de préoccupation et « tuant silencieusement » le pays.

La cherté de la vie coupe aujourd’hui le sommeil aux Maliens, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Dioncounda Traoré a affirmé qu’elle « prend des proportions dramatiques ». Il a invité les autorités à « faire preuve de vigilance » pour finalement « concrétiser » les multiples mesures prises contre le fléau.


Kidal fait partie du Mali

Tout en saluant le diagnostic posé par le Premier ministre Modibo Sidibé au sujet de l’école, le président de l’institution a assuré l’Etat de son soutien pour une issue heureuse de cette crise lancinante dont dépend l’avenir du Mali dans le concert des nations.

Après avoir fait la genèse de la rébellion au nord, l’honorable Dioncounda Traoré regrettera que la problématique posée par les bandits armés dirigés par Bahanga fasse planer des « menaces sur l’intégrité territoriale et la cohésion nationale ». Et d’ajouter que les rebelles ne « sauraient abuser de la patience et de l’esprit de tolérance du peuple malien ».

Le point culminant de sa réaction sur le Nord a été son indignation perceptible de la demande des rebelles d’alléger la présence militaire à Kidal. « Pourquoi alléger ? Kidal n’est-elle pas une partie du Mali ?», s’est-il demandé. Une question sans réponse et qui condamne indirectement la décision des autorités qui auraient accédé à cette demande des bandits armés, au grand dam d’un bon nombre de citoyens.

Si l’on s’en tient au Protocole d’entente de Tripoli, signé la semaine dernière entre les représentants de l’Etat et des rebelles, le gouvernement a accepté le retour des militaires dans les casernes ainsi que ceux destinés à renforcer le dispositif sur le terrain.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

09 avril 2008.