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Le Premier ministre Modibo Sidibé a présidé hier à l’hôtel Azalaï Salam de Bamako, la cérémonie d’ouverture de la réunion annuelle statutaire d’évaluation des systèmes de contrôle des comptes et des résultats effectués en 2008 dans les États de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). C’était en présence du conseiller président de la Cour des comptes de l’Uemoa, Francisco Adelino Sanka.

Cette rencontre qui se poursuivra jusqu’au 8 mai prochain, se tient pour la deuxième fois dans notre pays après une édition organisée en avril 2003.

Elle participe de l’application de l’article 69 du Traité de l’Union qui stipule que les présidents de la Cour des comptes des États membres et les conseillers de la Cour des comptes de l’Union se réunissent une fois par an, sur convocation du président de la Cour de l’État assurant la présidence de la conférence des chefs d’États et de gouvernement, pour procéder à une évaluation des systèmes des contrôles des comptes et des résultats des contrôles effectués au cours de l’exercice écoulé.

La présente session examinera donc les systèmes de contrôle des comptes et les résultats des contrôles effectués dans les États membres de l’Union durant l’année écoulée, ainsi que l’état de mise en oeuvre des précédentes recommandations.

Il faut rappeler à ce propos que les rencontres de Dakar en 2007 et Ouagadougou en 2008 ont porté sur l’évaluation des résultats des contrôles des comptes effectués respectivement en 2006 et 2007.

Pour mener à bien le contrôle des comptes des États membres, les chefs d’État de l’Uemoa ont entrepris des réformes dans le cadre de l’harmonisation de la gestion des finances publiques, en instaurant des règles communes de gestion rigoureuse et transparente des finances publiques. L’objectif est de bâtir un socle solide autour d’un code de transparence dans la gestion des finances publiques au sein de l’Union.

Le code de transparence préconise la création des Cours des comptes nationales avant fin 2012. « La collecte et l’utilisation des fonds publics doivent obéir aux principes de l’État de droit que sont la transparence, le contrôle démocratique et la responsabilité.

De l’avis des autorités de l’Union, il ne saurait y avoir de bonne gestion des finances publiques sans un contrôle à posteriori efficace dévolu à une juridiction financière indépendante et dotée de pouvoirs et de capacités d’investigation étendus.

La transparence est à la base de la bonne gestion, a confirmé Modibo Sidibé. Elle renforce la confiance des populations dans les institutions publiques, favorise une grande adhésion à l’idéal national et par conséquent aux réformes économiques nécessaires pour assurer le bien-être collectif.

Dans cet exercice les Institutions supérieures de contrôle (ISC) des finances publiques, à savoir les Cours de comptes, jouent un rôle important. C’est à la lumière de ces considérations que les hautes autorités de l’Union ont adopté depuis juin 2000 le code de transparence dans la gestion des finances publiques au sein de l’Uemoa.

Pour ce conformer à cette directive, notre pays a entamé une large réflexion sur la relecture des textes fondamentaux de l’État qui a abouti à la mise en place en 2008, d’une commission pour la création de la Cour des comptes du Mali. Pour le Premier ministre, un bon contrôle et une gestion transparente peuvent être source de recettes supplémentaires pour l’État.

A. O. Diallo

Essor du 06 Mai 2009