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Le représentant du ministre de la Santé et le directeur de l’USAID au Mali ont procédé, vendredi dernier à Lafiabougou, au lancement des activités de la « franchise sociale ».

Au Mali, la « franchise sociale » fonctionne sous le label « Profam » qui est un réseau de 20 structures sanitaires privées fonctionnelles, soucieuses d’augmenter leurs capacités à offrir des produits et services de qualité en planification familiale à un coût abordable.

L’initiative « franchise sociale » est une stratégie visant à mettre en réseau des structures sanitaires privées de santé dans les communes I et IV du district afin de leur apporter toute l’assistance technique nécessaire pour qu’elles offrent des services de planification familiale de qualité à leurs communautés.

Elle est aussi une approche de marketing commercial appliquée au domaine de la santé pour améliorer l’accessibilité, la disponibilité et la qualité des services de santé et créer la demande. Elle permettra en outre de transformer la demande latente des services de planning familial en acte concret.

La stratégie de « franchise sociale » permet d’impliquer le secteur privé dans les approches de développement sanitaire, d’améliorer la qualité des services de planification familiale et de santé en général, et par conséquent de mieux quantifier l’apport du secteur sanitaire privé par la collecte régulière des données.

Le projet pilote « franchise sociale » est développé par PSI-Mali sur financement de l’USAID, avec l’appui du ministère de la Santé. Il est exécuté avec l’appui technique de Intrahealth, qui est chargé de la formation et des activités de suivi/supervision des structures sanitaires privées, membres du bureau.

Selon l’EDS-III, on note une faible prévalence contraceptive moderne chez les femmes en union et environ 28,5 % de besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Ce pourcentage est encore plus élevé à Bamako, où l’on note 33,5 %.

Par ailleurs 37,3% des femmes en union avaient l’intention d’utiliser une méthode contraceptive moderne. Parmi les barrières à l’utilisation des méthodes modernes de planification familiale, on peut citer le manque d’information correcte des groupes cibles, la persistance des rumeurs et des fausses informations sur les méthodes modernes et la mauvaise qualité des services. D’où la justification de l’initiative de « franchise sociale ».

Aux dires de la représentante de PSI-Mali, Mme Diallo Bodji Diallo, la « franchise sociale » répond à la préoccupation du ministère de la Santé dans sa recherche d’approches pour l’intégration du secteur sanitaire privé conformément à la politique nationale de la santé pour l’amélioration des indicateurs.

Elle s’inscrit dans le processus de repositionnement de la planification familiale et devra permettre d’accroître la contribution du secteur sanitaire privé dans l’amélioration de la qualité des services de planification familiale et par conséquent, à terme l’augmentation de la prévalence contraceptive.

La cérémonie a pris fin par une visite guidée de la structure de Profam.

Amadou Sidibé

22 août 2005