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Sale temps pour les malfrats : Sérieusement malmenés, l’un des voleurs mord la victime au doigt

Comme le dit l’adage, quatre vingt dix neuf jours pour le voleur, un seul jour pour le propriétaire. La bande à Mamadou Kola Traoré a croisé le fer avec un féru des arts martiaux. Assommé par un violant coup du Karatéka, Mamadou Kola, s’écroula net. Il ne put se relever à temps et subit ainsi le châtiment de la vindicte populaire. Son complice, quant à lui, mordit cruellement le doigt de la victime pour échapper de justesse au lynchage.

Dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 juillet, aux environs de 23 heures, Mamadou Traoré, un gros bras de Médina-coura, qui pourtant, semblerait-il, travaillait dans l’une de nos prestigieuses représentations diplomatiques de la place et ses deux complices ont agressé un jeune, à Sabalibougou, non loin du marché à bétail. Ce qu’ils ne savaient pas c’est que la victime était un féru des arts martiaux.

Dans un nouveau système de vol de motos, les malfrats roulaient à trois sur une Jakarta. A peine avaient-ils dépassé la victime, au niveau du pont, que Mamadou Kola déambula de la monture. Arme au poing, il intima l’ordre à la victime de s’arrêter et de descendre de sa monture. Celui-ci arrêta la moto et attendit ferment le malfrat. Mamadou Kola progressa rapidement en direction de la victime. De son côté, son second passa derrière le jeune homme. Le troisième voleur qui fait office de conducteur, attend calmement sur la moto, prêt à enfourcher sa monture, en cas de pépin.

Dans sa précipitation, le chef de gang, Mamadou Kola commit alors l’erreur d’entrer dans le sillage du karatéka. Il fut cueilli par un coup de poing sec et violent avant de s’écrouler net au sol.
Surpris par ce soudain retournement de situation, le complice de Kola plongea sur le dos de la victime dans une tentative de le ceinturer. Mais c’était sans compter avec la victime qui, d’un coup de coude, le cogna au niveau du plexus solaire avant d’attraper solidement son bras.

Dans son effort de se libérer de l’étau, le voleur réussit à déséquilibrer la victime. Mais cette dernière ne lâcha pas prise. Finalement, le voleur n’eût d’autre solution que de mordre cruellement le doigt du jeune homme. Ce dernier cria fort, ameutant ainsi les jeunes du quartier.

A cause de la vive douleur causée par la morsure au doigt, il libéra la main du voleur qui, sans demander son reste, se dégagea et se précipita à l’arrière de la moto de leur complice. Jugeant la situation complètement perdue, les deux voleurs levèrent immédiatement le camp. Mais leur chef n’eut pas assez de chance. Tout simplement, il ne s’était pas encore remis du coup fatal reçu au niveau de la tempe. Aussi, fut-il rattrapé par une foule en furie.

Malheureusement, livré à la vindicte populaire, Kola fut transporté aux urgences de Gabriel Touré où il succomba, quelques heures plus tard, à ses blessures.

Pierre Fo’o Medjo

Le 22 Septembre du 25 Juillet 2011.