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Le Rwanda a été le théâtre en trois mois d’une série d’attentats à la grenades, dont le dernier samedi soir a fait deux morts et 27 blessés, le jour où le président Paul Kagame devenait officiellement candidat à sa succession pour le scrutin du 9 août.Très grand favori de ce scrutin, M. Kagame, 52 ans, élu une première fois en 2003, a lui-même indiqué la semaine dernière n’avoir « aucun doute » sur le fait qu’il obtiendrait « une immense majorité » des voix.Mais la pré-campagne est marquée par une certaine tension due, outre aux attentats à la grenade, à la polémique autour des poursuites policières et judiciaires à l’encontre d’une responsable de l’opposition issue de l’ethnie hutu, Victoire Ingabire, qui souhaite se présenter à la présidentielle sans avoir encore pu faire enregistrer sa candidature.Après le premier attentat à la grenade, la police avait procédé à trois arrestations en accusant les « Interahamwe », milice extrémiste hutu, dont les membres ont été au premier rang des génocidaires.Le gouvernement rwandais avait ensuite accusé 2 anciens officiers de haut rang et ex personnalités clé du FPR, aujourd’hui réfugiés en Afrique du Sud, le général Faustin Kayumba Nyamwasa et le colonel Patrick Karegeya, dêtre responsables de ces « actes de déstabilisation ».AFP.