Partager

Des « terroristes » ont attaqué les soldats jeudi à Marte, à 100 kilomètres de Maiduguri, fief des islamistes de Boko Haram, à la frontière avec le Cameroun, a déclaré le porte-parole de l’armée à Maiduguri. « Un soldat, un membre de la police et cinq terroristes ont perdu la vie dans les échanges de tirs », a annoncé ce porte-parole, le lieutenant colonel Sagir Musa, dans un communiqué. Des armes et des munitions ont alors été saisies, a-t-il dit. Cette attaque n’a pas été revendiquée. Mais Boko Haram, qui dit vouloir instaurer un Etat islamique au Nigeria, a déjà maintes fois pris pour cibles les militaires dans le nord du pays. Plus tôt jeudi, quatre personnes sont mortes à Song, également dans le nord-est du Nigeria, dans l’attaque d’un commissariat de police que des hommes armés de mitrailleuses et de lance-roquettes ont incendié. Mardi, 13 islamistes présumés et un soldat avaient été tués au cours d’un affrontement à Maiduguri, selon l’armée. Les violences perpétrées par Boko Haram dans le nord et le centre du Nigeria et leur répression par les forces de l’ordre ont fait environ 3.000 morts depuis 2009. Le Nigeria – qui compte 160 millions d’habitants – est divisée entre le Nord, majoritairement musulman, et le Sud, à dominante chrétienne. La force spéciale de l’armée nigériane, déployée dans plusieurs villes du nord du pays pour lutter contres les islamistes, a été accusée à plusieurs reprises d’exécutions arbitraires et d’opérations punitives à l’encontre de civils lors de représailles suite à des attaques de Boko Haram. AFP