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Salva Kiir a ordonné la libération sans condition de sept des onze alliés politiques de Riek Machar détenus à Juba. Les sept hommes, tous des personnalités du parti au pouvoir, le SPLM, ont été remis au président kényan, Uhuru Kenyatta. Quatre autres sont toujours en prison et seront jugés pour tentative de coup d’Etat. Si les compromis réjouissent tout le monde, les demi-mesures ne satisfont généralement personne. Et la libération de sept des onze responsables politiques détenus depuis le 15 décembre 2013 ne risque pas de satisfaire Riek Machar, d’autant qu’il figure lui aussi désormais sur le banc des accusés : six au total à qui la justice reproche une tentative de coup d’Etat. Certes depuis plusieurs jours, la présidence laissait entendre qu’elle pourrait gracier les accusés une fois que la procédure judiciaire serait arrivée à son terme, mais il n’est pas certain que cette promesse suffise à Riek Machar. D’autant qu’il apparaît que parmi les personnes poursuivies figure Pagan Amum, ex-secrétaire général du SPLM et plus sérieux challenger politique de Salva Kiir en cas d’élection présidentielle. Le président semble avoir voulu garder sous la main les poids lourds tout en relâchant les personnalités moins importantes et qui ne constituent pas une menace pour son pouvoir. RFI