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Le 13 juin de chaque année est consacré par l’ONU à la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme. Cette date a été célébrée au plan national à Ouaga par l’Association burkinabè pour l’intégration des personnes albinos (ABIPA) qui s’est donnée pour mission de militer en faveur d’une prise en charge sanitaire, et de faire tomber les stéréotypes sur la personne albinos.une-3163.jpg

Le 18 décembre 2014, l’Assemblée générale des Nations unies dans sa Résolution 69/170 a proclamé le 13 juin Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme avec effet à partir de 2015. Le 13 juin 2016 est donc la deuxième journée d’interpellation sur l’albinisme que l’ABIPA commémore sous le thème « Diversité, inclusion et protection des droits des personnes albinos au Burkina Faso ». Deux difficultés majeures compromettent la réalisation et l’épanouissement de ces personnes vulnérables. Il s’agit des problèmes liés à la santé et à l’intégration. En dépit de ces deux obstacles, les albinos sont victimes au Burkina Faso de préjugés, de stigmatisations, de stéréotypes négatifs, de rejet…

L’inclusion et l’acceptation des albinos qui font partie intégrante de la société constituent aussi d’autres champs d’action.

L’ABIPA, pour l’amélioration des conditions de vie sollicite de l’Etat burkinabè, entre autres, l’appropriation et la prise en compte de la célébration de la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme qui a été instituée par les Nations unies ; la prise en charge du cancer de la peau auquel sont exposés les albinos, la facilitation de leur accès aux fonds nationaux ; la délivrance de carte d’invalidité, le soutien de l’Etat à la mise en œuvre des plans d’action de l’ABIPA…

Selon Fabéré Sanon, président de l’ABIPA, sur le plan sanitaire toutes les personnes albinos souffrent de problèmes de vision. Elles sont également confrontées à un fort taux d’analphabétisme, car beaucoup ne sont pas reçue à l’école et celles qui arrivent à s’inscrire connaissent une déscolarisation précoce du fait de leur non-prise en charge. «C’est au plan dermatologique que les ennuis sanitaires sont le plus ressentis, avec des expositions prolongées au soleil qui provoquent des cancers de la peau. De 2006 à 2015, 13 personnes sont décédées dont 7 en 2006. 8 cas diagnostiqués attendent encore d’être pris en charge», a-t-il souligné.

Pour Alice Bougma, représentante du ministre de la Promotion de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, elles ont été bien interpellées par l’ABIPA qui a pris à bras-le-corps la problématique. «Nous allons renforcer les actions dans ce sens et rendre compte des doléances afin qu’elles soient satisfaites par notre ministère», a-t-elle dit.

Harold Alex Kaboré (stagiaire)

Lobservateur.bf – 14 Juin 2016