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Le  rapport de la commission sénatoriale française des affaires étrangères et des forces armées, sur le bilan des opérations extérieurs de la France, datant du 13 juillet épingle la Minusma dont l’action est  jugée d’ »efficacité variable », il ajoute de surcroit que, « le système mis en place par les Nations unies dans les missions multidimensionnelles intégrées reste un système lourd, limité, et consommateur d’effectifs civils et militaires, pour un coût élevé […] Il faut attendre qu’elles soient sévèrement attaquées pour que le Conseil de sécurité leur donne un mandat plus offensif ». Le rapport poursuit, « ce devrait être l’inverse, le mandat de départ devrait être robuste et l’allègement n’intervenir qu’une fois la situation sécuritaire apaisée ».

Le rapport souligne, « l’hétérogénéité de ces forces composites », qui sont, « d’importance variable […], équipés de façon disparate, ayant des modes opératoires et des niveaux de préparation opérationnelle différents, s’exprimant dans des langues différentes et maîtrisant moyennement la langue de travail de la force, ni celle du pays hôte, ce qui ne facilite pas leur intégration, ni le travail de renseignement de terrain ».

Il conclut, concernant la mission de la force onusienne au Mali, en pointant « la faiblesse de la préparation opérationnelle, l’absence d’entraînement commun préalablement à la mission, les lacunes capacitaires » qui « ne garantissent pas aux soldats engagés un niveau de protection comparable aux standards français alors que nos forces sont engagées dans les phases les plus dures », et rappel qu’au Mali, la Minusma a perdu une soixantaine de soldats quand Serval/Barkhane en a perdu 17 depuis le 11 janvier 2013.

JDM