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Pour une synergie d’actions entre pouvoir exécutif et pouvoir législatif pour faire du Mali un pays émergent
«L’objet de ce séminaire était, pour les Députés, de s’approprier le 10è FED, y compris dans sa philosophie et dans ses mécanismes connexes.

Appropriation, non pas académique, mais profondément politique. Car ce qui nous importe au premier chef, c’est de répondre à la question cruciale suivante : Comment les parlementaires doivent-ils opérer, afin que la coopération entre le Mali et l’Union Européenne gagne en pertinence, gagne donc son pari central qui est la réduction et, à termes, l’éradication de la pauvreté au Mali par l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement ?

Et je puis dire que sur tous ces domaines, nous avons fait de grandes avancées, comme l’attestent les recommandations du rapport général de notre séminaire». Telle est la substance du discours prononcé par le président Dioncounda Traoré, à la clôture du séminaire sur la coopération Mali-Union Européenne, organisé par l’Assemblée nationale, le week-end dernier. Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité de ces propos.

Excellences,

Mesdames, Messieurs.

Par la grâce d’Allah, nous arrivons au terme de notre séminaire, presque dans les temps requis, en ayant largement échangé sur tous les points inscrits à son programme.

Je voudrais vous exprimer à toutes et à tous, mes vives félicitations et mes sincères remerciements.
Merci, Mesdames et Messieurs les Ministres, d’avoir accepté de nous consacrer ce week end, malgré vos charges accrues par les impératifs de démarrage de la mise en oeuvre du Programme de Développement Economique et Social.

Merci, Monsieur le Chef de la Coopération à la Délégation de l’Union Européenne pour le Mali. Votre présence parmi nous, votre participation au séminaire ont été pour beaucoup dans sa haute tenue. Elles vous honorent, et nous prouvent à suffisance que le Mali a raison de vous compter parmi ses plus fidèles et ses plus chers amis.
Merci Monsieur le Président de la Chambre de Commerce, merci Monsieur le Président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture.

Félicitations, Messieurs les Conférenciers. La concision, la précision et la pédagogie de vos contributions ont été saluées, à juste titre, par tous. Avec vous, nous aurons beaucoup appris ces deux jours.

L’objet de ce séminaire était, pour les Députés, de s’approprier le 10è FED, y compris dans sa philosophie et dans ses mécanismes connexes. Appropriation, non pas académique, mais profondément politique. Car ce qui nous importe au premier chef, c’est de répondre à la question cruciale suivante : Comment les parlementaires doivent-ils opérer, afin que la coopération entre le Mali et l’Union Européenne gagne en pertinence, gagne donc son pari central qui est la réduction et, à termes, l’éradication de la pauvreté au Mali par l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement ?
Et je puis dire que sur tous ces domaines, nous avons fait de grandes avancées, comme l’attestent les recommandations du rapport général de notre séminaire.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Honorables collègues.

La moisson aura été particulièrement belle. Au terme de ces échanges, chers collègues, vous aurez bien assimilé l’étendue des questionnements qui foisonnent, concernant l’avenir de notre si belle coopération avec l’UE. Vous percevez avec encore plus d’acuité l’importance, la complexité et la délicatesse de leur rôle dans ce domaine. Il vous appartiendra ainsi, dans les meilleurs délais, d’apporter des réponses adéquates, et surtout concrètes, à la foule de questions soulevées ces deux jours durant.
En tout état de cause, vous aurez bien compris les enjeux de l’accord de Cotonou.

Vous avez pleinement pris conscience de l’objectif central déclaré d’organiser, à terme, l’intégration de nos économies dans l’économie mondiale, notamment par le triptyque Commerce – Investissement – Développement durable. Et nous nous honorons tous du souci explicitement inclus dans l’accord de Cotonou d’accompagner cette intégration progressive, par l’aménagement d’espaces sous-régionaux de libre échange, prenant en compte la fragilité actuelle, et même la précarité, de leurs économies.

Vous avez bien compris, chers collègues, et vous acceptez, l’implication participative de larges couches de population dans la coopération, permettant ainsi de mettre à profit leur dynamisme évident, même si un certain nombre de problèmes d’identification et de structuration se posent encore à ce niveau.

Vous avez également bien perçu la notion de programmation glissante, paramétrée à la fois par les besoins et par les performances.

Vous adhérez totalement enfin à l’option de centrer le Programme indicatif national sur la lutte contre la pauvreté.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Honorables collègues.

En définitive, le parlementaire a un triple rôle, dans tous les mécanismes liés à l’Accord de Cotonou.
Il doit en permanence veiller à ce que les préoccupations des populations soient prises en compte, dans toute décision ayant pour ambition de rompre le cercle vicieux de la pauvreté.

Il doit à ce que, une fois la décision prise, veiller dans son exécution, les populations en soient effectivement les bénéficiaires. Tant par sa mission de législateur que par le contrôle de l’action gouvernementale résultant de ses prérogatives constitutionnelles, pour lui, l’intérêt du peuple doit donc primer sur tout.

Il doit enfin, sur l’arène internationale, et dans tous les fora parlementaires auxquels il participe, agir dans le sens du développement durable des peuples, notamment par l’atteinte de l’ensemble des objectifs du millénaire pour le Développement.

Excellence Monsieur le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, nous avons bien compris votre appel. Je puis vous assurer que, comme par le passé, vous pourrez compter sur le concours de l’Assemblée nationale du Mali, notamment dans les réunions de l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP UE, pour conforter la position du Mali, dans sa coopération avec l’Union Européenne.

En retour, nous savons pouvoir compter sur vous pour, comme par le passé, accepter que l’Assemblée nationale puisse assurer pleinement son rôle, l’objectif final étant la recherche d’une synergie d’action entre pouvoir législatif et pouvoir exécutif pour vaincre le sous-développement du Mali, et en faire un pays émergent.

Je voudrais, encore une fois, remercier
-les membres du gouvernement présents
-l’Ambassadeur Ibrahim Bocar BA
-la Délégation de l’Union Européenne pour le Mali
-Les experts pour leurs brillants exposés
-Les députés pour leur participation.

Je n’oublie pas, bien entendu, le comité d’organisation du séminaire, conduit de main de maître par le 2ème Vice-Président de l’Assemblée nationale, assisté du Directeur de cabinet, Toumani Djimé DIALLO.

A ce comité je dis : Bravo ! Vous avez bien travaillé et bien mérité de l’Assemblée nationale du Mali.
Je signale enfin que l’Assemblée nationale offrira d’autres espaces à notre coopération avec l’Union Européenne.

Je déclare clos les travaux du séminaire parlementaire sur la coopération Mali Union Européenne pour la période 2008 2013.
Je vous remercie.

12 Février 2008.