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La cérémonie d’ouverture de la 6e édition de la semaine internationale de la médecine traditionnelle africaine a eu lieu hier mercredi au pavillon du stade Omnisport Modibo Kéïta.

C’est le Pr. Boubacar Sidiki Cissé, conseiller technique au ministère de la santé qui présidée la cérémonie en présence du représentant de l’OMS, Lamine Cissé Sarr et celui du président de la fédération malienne des associations des thérapeutes traditionnels et herboristes (FEMATH), Mohamed Fall.

Pour cette 6e semaine les thème retenus sont: l’hypertension artérielle, le diabète, le paludisme. Durant une semaine les thérapeutes venus du Niger, du Burkina Faso, du Bénin, du Togo et du Mali profond vont échanger leurs expériences.

Mohamed Fall le président de la (FEMAH), fera noter les objectifs de sa fédération qui a été mise en place le 16 mars 2002. A cet effet, elle vise comme objectif de favoriser une meilleure connaissance de leur art ancestral de guérir et de contribuer à l’établissement d’une plate forme de collaboration entre la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle.

C’est pourquoi il vient de mettre en place un plan d’action 2005-2010 pour renforcer les capacités institutionnelles de la FEMATH et ses démembrements et de contribuer à la mise œuvre de la politique nationale de la santé en générale et celle de la médecine traditionnelle en particulier.

Le représentant de l’OMS, Lamine Cissé Sarr, dira que son organisme, accorde une importance capitale aux actions des tradipraticiens auxquels 80% des populations font recours.

Le Pr. Boubacar Sidiki Cissé, conseiller technique au ministère de la santé, a rappelé que l’amélioration de l’état de santé de la population passe nécessairement par la promotion de la médicine traditionnelle à travers une meilleure organisation de ses ressources humaines et matérielles.

Selon ses dires les tradipraticiens qui sont en contact permanent avec la population jouent un rôle important dans la lutte contre l’hypertension artérielle, le diabète. Ainsi pour mieux assurer cette tâche, il estime les tradipraticiens doivent bénéficier des informations actualisées sur le sujet.

La médecine traditionnelle est le système de soins de santé le plus facilement accessible et le plus abordable pour la plupart des populations en Afrique. A cet effet, elle joue un rôle primordial dans la lutte contre beaucoup de maladies. En Afrique, en Asie et en Amérique latine, différents pays font appel à la médecine traditionnelle pour répondre à certains de leurs besoins au niveau des soins de santé primaires.

En Afrique, jusqu’à 80 % de la population a recours à la médecine traditionnelle à ce niveau. C’est en 2002 que l’Organisation mondiale de la santé a mis en place sa première stratégie globale en matière de médecine traditionnelle.

C’est la visite des stands qui a mis fin à la cérémonie.

Ramata TEMBELY

21 juin 2007.