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Le renouveau de l’action publique, la stratégie de croissance accélérée sur la période 2009-2012, l’investissement dans les ressources humaines et le renforcement de la présence du Mali sur la scène internationale. Voilà les quatre principaux sujets du document-cadre qui a été examiné par les ministres, hier jeudi 7 mai, à l’issue d’un séminaire gouvernemental qui intervient trois semaines après la session inaugurale du Conseil des ministres du Gouvernement «réaménagé», au cours de laquelle session le président de la République, Amadou Toumani Touré, avait tracé la nouvelle feuille de route du gouvernement Modibo Sidibé dans le but de mettre rapidement sa nouvelle équipe au travail.

Revoir les méthodes de travail afin de dégager une véritable synergie et intensifier la mise en oeuvre du Projet de développement économique et social (PDES), une vision du président de la République, ATT, pour le développement harmonieux du pays. Voilà tout le sens du séminaire gouvernement qui a mobilisé, hier jeudi 7 mai, tous les ministres derrière le Premier ministre, Modibo Sidibé, dans les locaux du Contrôle Général des Services Publics.

En effet, dans un contexte national de plus en plus difficile du fait des effets de la crise économique internationale, le Gouvernement a décidé, plus que par le passé, de resserrer les rangs, faire preuve de plus de solidarité gouvernementale dans la prise en charge et la conduite des actions, pour répondre à l’attente des populations.

Dans ce contexte, si les axes prioritaires du PDES demeurent pour tous la boussole, il est attendu de chaque membre du Gouvernement plus d’initiatives créatrices et aussi de l’anticipation dans la gestion des dossiers les plus sensibles, pour rompre avec une certaine image de «gouvernement pompier».

Ainsi, l’analyse de la crise financière et économique qui secoue le monde et dont les effets vont certainement se faire sentir sur les pays en voie de développement et les perspectives de sortie de crise ont été passées au crible. A cet effet, le chef du gouvernement estime que le réflexe est connu : en temps de crise, il faut contrôler encore plus les dépenses et préserver les deniers publics.

Ainsi, le Premier ministre a invité les ministres et les cadres de l’administration publique à déclarer la guerre au gaspillage dans leurs services, pour dépenser moins et gérer mieux les ressources mises à leur disposition. Celles-ci seront désormais allouées aux secteurs productifs. Pour le chef du gouvernement, il s’agit d’avoir «notre propre plan pour amortir les effets de la crise économique». Ceux-ci, à en croire certains observateurs avertis de la scène internationale vont, peut-être, se faire sentir au Mali à partir de 2010 si le prix de l’or, principal produit d’exportation, chute. Autre indice qui pourrait coûter cher au Mali, la probable augmentation du prix du pétrole.

Abordant, le sujet relatif à l’investissement dans les ressources humaines, un accent particulier a été mis sur le renforcement des capacités et surtout sur la communication.

Ce dernier point est apparu très important aux yeux du Premier ministre qui tient à donner une véritable lisibilité à l’action gouvernementale en redynamisant la communication gouvernementale aussi bien à l’interne, c’est-à-dire, au sein même de l’équipe gouvernementale, qu’à externe. Pour tout dire, Modibo Sidibé veut bâtir une communication dynamique allant au-delà de l’information sur les activités gouvernementales pour intégrer le dialogue social avec les partenaires de la société civile et du développement.

Concernant la stratégie de croissance accélérée sur la période 2009-2012, le chef du gouvernement attend réussir la mobilisation des ressources intérieures et extérieures, condition sine qua non à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dont l’objectif principale est la réduction de la pauvreté à travers une croissance accélérée et soutenue.

Ainsi, les résultats significatifs atteints en matière de mobilisation, surtout, des ressources propres afin de mettre en œuvre des initiatives pouvant atténuer les effets de la crise économique (Initiative riz et diverses exonérations), ont été saluées et encouragées.

Aussi un appel a été lancé en faveur du renouveau de l’action publique et du renforcement de la présence du Mali sur la scène internationale.

Enfin, avec ce séminaire gouvernemental, l’on peut soutenir que le temps est désormais davantage à l’action, pour répondre efficacement aux attentes des Maliennes et des Maliens, et maintenir, voire intensifier le rythme de la mise en oeuvre du PDES.

Alassane DIARRA

08 Mai 2009