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Des patrouilles mixtes algéro-maliennes en vue pour éradiquer le terrorisme et le banditisme armé

En croire le premier quotidien électronique algérien, «Tout sur l’Algérie», dans sa livraison d’hier mercredi 16 juillet, le pays de Abdelaziz Boutéflika et celui d’Amadou Toumani Touré sont entrés en discussion pour former des patrouilles communes et procéder à des échanges de renseignements afin de lutter contre des rebelles touaregs et des membres d’Al Qaïda qui opèrent à la frontière saharienne.

Il est vrai que, depuis le mardi 15 juillet, une importante délégation de l’armée algérienne, conduite par le Général Amrani Ammar, séjourne à Bamako pour échanger avec les plus hautes autorités militaires du Mali.

Déjà, elle a rencontré mardi le président de la République, chef suprême des Armées, Amadou Toumani Touré, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Natié Pléa, le tout nouveau chef d’Etat-Major des Armées, le Général Gabriel Poudiougou.

Une séance de travail a réuni, le même jour officiers algériens et maliens autour de la coopération militaire entre les deux pays. La lutte contre le terrorisme, le banditisme transfrontalier, le trafic illicite de stupéfiants et les armes de guerre sont les principaux axes de cette coopération.

«Durant ces trois jours, nous parlerons de la possibilité de créer des patrouilles mixtes mais également d’échanges d’informations et de renseignements, opérationnels pouvant conduire à la localisation et la destruction de rebelles et de groupes terroristes» a déclaré le Général Poudiougou, dans le quotidien «Tout sur l’Algérie».

Le Mali est en proie à des bandits armés touaregs, dans la région de Kidal alors que les autorités algériennes mènent une guerre sans merci face aux groupes islamistes armés parmi lesquels Al Qaïda au Maghreb. Ces assassins vivent d’actions terroristes et criminelles, de trafic d’armes, de drogue et autres produits prohibés, tout au long de la frontière poreuse entre le Mali et l’Algérie.

Si cette information de patrouilles mixtes entre les deux pays se confirmait, ce serait une avancée notoire dans la coopération militaire entre les deux pays et chacun y trouvera son compte.

Cette nouvelle attitude d’Alger pourrait s’expliquer par l’engagement et la détermination de l’armée malienne à en découdre avec les bandits armés de Kidal, notamment les Bahanga, Fagaga et consorts, soupçonnés être sous la protection de notre voisin algérien.

Celui-ci ayant un droit de «vie et de mort» sur les bandits armés de Kidal pourrait positivement contribuer, de cette façon, à résoudre cette crise récurrente qui n’a que trop duré.

Une chose est sûre, c’est que si la coopération militaire entre le Mali et l’Algérie fonctionne correctement, il n’y aura plus beaucoup de bandits armés tout au long de la frontière poreuse. Maintenant, il faut intensifier cette coopération et l’adapter au contexte actuel. Au nom de l’histoire, de la géographie et de l’entraide mutuelle qui unissent nos deux pays.

Chahana TAKIOU

17 Juin 2008