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Candidat à la présidence de la ligue de Bamako, le docteur en pharmacie Sékou Kéita dévoile ici sa stratégie et ses ambitions. Interview.

Les Echos : Qu’est-ce qui motive votre candidature ?

Dr. Sékou Diogo Kéita : J’estime que les choses doivent changer pour que notre football

sorte de la situation artisanale : mauvaise gestion, manque de transparence, manque de compétitivité. Ceci dit, il faut le concours de tous ceux qui prônent le changement pour atteindre notre objectif. J’en appelle donc aux clubs et districts responsables. Cela n’est point une question de personne, mais plutôt de survie de notre football.

Les Echos : Qu’est-ce qui peut changer à la Ligue, si vous étiez retenu ?

Dr. S. D. K. : Beaucoup de choses. Si je venais à être élu je vais m’atteler, entre autres à : – trouver un lieu idéal comme cadre de travail, – chercher et trouver des sponsors et partenaires pour soutenir les clubs de notre Ligue, – revaloriser le traitement des acteurs, – redynamiser les compétitions de jeunes, – établir une transparence dans la gestion des ressources de la Ligue.

Les Echos : Quels sont les grands axes de votre politique ?

Dr. S. D. K. : Réconcilier le football malien avec lui-même à travers les clubs de la Ligue, rassembler et rassurer les acteurs de notre football et combattre la violence sous toutes ses formes, vulgariser la communication et la rendre plus efficace.

Les Echos : Que pensez-vous de la Ligue actuelle ?

Dr. S. D.K : La Ligue actuelle a fait ce qu’elle a pu, mais elle a atteint ses limites.

Les Echos : Que pensez-vous du niveau de notre football ?

Dr. S. D. K. : La réponse de cette question est évidente, notre football avec les talents dont il dispose mérite une autre place que celle qu’il occupe actuellement et là il faut que tout le monde contribue à sa renaissance. Les

Échos : Quels sont vos atouts pour le poste ?

Dr. S. D. K. : Ma grande expérience dans la gestion du football, malgré mon jeune âge (47 ans) par rapport à ceux qui dirigent actuellement la ligue. Nous voulons apporter le renouveau et faire profiter la ligue de Bamako de nos nombreuses relations, mettre fin à la léthargie.

Propos recueillis par Mohamed Daou

22 Juillet 2011.