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L’Adéma tient, les 24, 25 et 26 octobre prochains, son 4e congrès ordinaire au CICB. A cette occasion, nous avons approché son secrétaire à la communication, le ministre Sékou Diakité. Dans l’interview qui suit, il trace les enjeux de ce congrès.


Les Echos : L’Adéma tient son congrès ce week-end. Quels en sont les enjeux selon vous ?


Sékou Diakité :
Nous espérons qu’au sortir de ce congrès, le parti sera mieux organisé pour faire face aux enjeux à court terme, comme les municipales de 2009 et les enjeux à long terme, comme les élections générales de 2012. Nous souhaitons, en prévision de ces enjeux, mieux outiller le parti pour être prêt.

Les Echos : Quel est l’ordre du jour arrêté ?

S. D. : Les thèmes retenus, c’est d’abord la relecture de certains documents importants du parti, comme les statuts et règlement. Dans un parti comme l’Adéma, il est de bon ton de faire une relecture régulière des textes et de les adapter au contexte du moment. Il y aura également une relecture de notre projet de société. Nous allons discuter entre nous pour voir s’il faut amender ou non nos textes. Si nous trouvons que les valeurs qui ont présidé à la création du parti en 1991 sont encore d’actualité en 2008, nous laisserons ces documents tels quels. Comme tout congrès, il y a le renouvellement attendu du comité exécutif.


Les Echos : Justement, il y a eu beaucoup de débats sur les possibles candidatures pour le CE ? La liste est-elle chose ?


S. D. :
Un congrès de l’Adéma, c’est tout à fait normal qu’il y ait, plus ça s’approche, des ébullitions et des positionnements. Chez nous, ce sont des camarades qui se connaissent depuis très longtemps et le contexte politique fait que des enjeux nouveaux se profilent. Dans tous les cas de figure, tout est ouvert. Aucun poste du CE n’est pourvu avant le congrès, car ce sont les délégués au congrès qui, souverainement, élisent les membres du comité exécutif et les membres des commissions spécialisées. Donc, à ce jour, tous les postes sont susceptibles d’être pourvus.

Les Echos : Quel bilan l’Adéma peut-il tirer de son accompagnement du président Amadou Toumani Touré ?


S. D. :
Le bilan de notre accompagnement du président ATT n’est pas à l’ordre du jour. Nous avions pris une décision, en 2006, de soutenir ATT s’il décidait d’être candidat. Et nous avons souscrit à des engagements politiques dans le cadre de l’ADP. Tant que nous ne dénonçons pas ces engagements politiques souscrits dans le cadre de l’ADP, nous sommes dans cet accompagnement du président de la République.

Mais, personnellement, je puis vous dire que le bilan est positif. Cet accompagnement nous a permis de mieux stabiliser le parti, de lui donner une orientation claire et nous a permis de marquer notre présence dans diverses institutions de l’administration publique.

A l’Assemblée nationale, nous avons le plus grand groupe parlementaire et la présidence. Au Haut conseil des collectivités territoriales, nous avons le plus grand nombre de conseillers nationaux, plus sa présidence. Dans le gouvernement, nous avons le plus grand nombre de ministres. Dans l’administration, de plus en plus de nos cadres sont mis en mission. Tout cela prouve que cet accompagnement se passe très bien. De notre côté, nous veillerons à ce que les engagements politiques souscrits dans le cadre de l’ADP soient respectés.

Les Echos : L’Adéma n’a pas fait au peuple le bilan de sa gestion du pouvoir, le feriez-vous à ce congrès ?

S. D. : Le bilan de la gestion des dix années de gestion de l’Adéma n’a pas été fait de façon officielle. Nous aurions dû le faire bien avant aujourd’hui. Mais, ce que je puis vous dire, c’est que ce bilan sera fait et porté à la connaissance du peuple Adéma et du peuple malien. C’est une obligation historique de dire au peuple malien, pendant dix ans, ce que nous avons pu faire, ce que nous n’avons pas pu faire et ce que nous comptons faire pour demain. Mais, ce ne sera pas au cours de ce 4e congrès.

Propos recueillis par

Alexis Kalambry

24 Octobre 2008