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Assassinat ? Mort naturelle ? Difficile aujourd’hui de faire la part des choses dans cette triste affaire. Le corps sans vie en état de putréfaction avancée de Monsieur Bakary Traoré, chef de quartier de Bagadadji a été découvert dans la brousse du village de Menéni, secteur de Djékorokoro, commune rurale de Falo dans le cercle de Bla.

Quatre jours avant la découverte de son corps sans vie le chef de quartier devait se rendre à Ladjibougou, localité située à 55km de Ségou. Il était accompagné de son ami, un ancien combattant nommé Alou Coulibaly à bord d’une mobylette. Les deux hommes seraient partis chercher des médicaments dans cette localité. A leur retour, la moto serait tombée en panne sèche. L’ancien combattant aurait décidé d’aller payer le carburant dans un village proche. A son retour il aurait cherché son ami, le chef de quartier en vain.

C’est ainsi qu’il aurait décidé de rentrer à Ségou sans son compagnon. Informée, la famille du chef de quartier a lancé des communiqués radios pour chercher le vieux de 80ans révolus. C’est ainsi que des personnes ayant vu le corps ont réagi en annonçant la présence du cadavre à moins de 2 km du fleuve Baní. Le corps ne comportait pas de trace de violence. Beaucoup de questions restent aujourd’hui posées. On peut se demander si cette mort est due à un assassinat ou à une mort naturelle.

Cependant comment l’on peut autoriser, sinon laisser un vieux de plus de 80 ans effectué un voyage de plusieurs dizaines de kilomètre sur une pauvre moto. Serait-il mort de soif, d’épuisement physique ? Aurait-il été assassiné ?

Et par qui ? Pourquoi assassiner un vieux de 80ans. Les enquêtes déjà ouvertes permettront de faire la lumière sur ce décès peu ordinaire. L’ancien combattant, compagnon fidèle du chef de quartier avait été interpellé par la gendarmerie avant d’être relaxé quelques instants après. Dors en paix vieux Bakary Traoré.

KMBB

SANIYA Infos du 27 Février 2012