Partager

Le jeune Touareg arrêté mercredi dernier par la police ségovienne serait-il un rebelle ou un marchand d’armes ? A ce stade des enquêtes, c’est la dernière hypothèse qu’évoquent les limiers.

Mohamed Ibrahim Ag Mohamed, né en 1970 à Madiakoye dans le cercle de Gourma Rharous, est un jeune commerçant du quartier Hanzakoma de Rharouss. Selon les informations, il n’est pas à son premier coup d’essai. Les armes en sa possession seraient destinées à des bandits du Gourma entre Douentza et Hombori.

A titre de rappel, Mohamed Ibrahim Ag Mohamed avait emprunté un car de la compagnie Sonef à Bamako pour le village de Boni dans le Gourma. En oubliant des bagages contenant des armes à feu, les agents de la compagnie découvriront le pot aux roses.

La police de Bamako alertée saisira à tour son homologue de Ségou. Aux environs de 11 h lorsque le car Sonef arriva à Ségou, il fut conduit directement au commissariat du 1er arrondissement. A cet endroit on intima à tous les passagers de se saisir de leurs bagages.

Le jeune Mohamed Ibrahim affirma alors qu’il n’a pas de bagage. Après que tous les passagers ont pris leurs sacs, il en resta. C’était celle de Mohamed Ibrahim. Une fouille minutieuse permit la découverte des cartouches de munition, des chargeurs ainsi qu’une quantité importante de drogues.

La population de Ségou ayant appris la nouvelle, se rassembla devant le commissariat du 1er arrondissement et exigea le lynchage du bandit. Une grande échauffourée éclata alors entre la police et les jeunes. La compagnie Sonef qui a fermé ses bureaux fut aussi attaquée à coup de pierre.

Aux environs de 16 h 30 le fameux commerçant sera conduit manu militari à Bamako pour les besoins de l’enquête diligentée, car, selon toute vraisemblance, ses complices seraient des militaires basés dans la capitale.

Daouda Coulibaly

Le 28 Février 2012