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Pour mieux vulgariser le Code de la route, un programme de formation de 500 enseignants a été lancé hier. La cérémonie de lancement de ce programme a eu lieu hier au Centre international de conférences de Bamako sous la présidence du ministre de l’Education, Mme Togola Jacqueline Nana Marie, accompagnée de ses collègues de la Justice, garde des Sceaux et du Transport et de l’Equipement.

Bientôt, le Code de la route sera enseigné dans tous les ordres d’enseignement dans notre pays suivant une décision prise en septembre 2009 à Lomé (Togo) par les ministres en charge du Transport de l’Uémoa. Pour ce faire, il sera formé 500 enseignants dans le domaine de la circulation routière, le code de la route.

A l’ouverture de cette d’ouverture, le ministre de l’Equipement et du Transport, Abdoulaye Koumaré, a rappelé les efforts consentis par son département et celui de l’Education dans l’élaboration de deux documents traitant les règles de la circulation routière. Il s’agit d’un guide pour les formateurs des élèves à la sécurité routière, et du code la route simplifié qui s’appuie sur les images rencontrées sur les routes de notre pays. « La formation envisagée à l’endroit des 500 enseignants est une opportunité à saisir pour instituer l’éducation à la sécurité routière dans les établissements scolaires », a expliqué le ministre.

Il a rappelé que plus de 60% des victimes d’accidents de la circulation routière sont des jeunes, en particulier les élèves, en raison de la méconnaissance des règles élémentaires de la circulation routière. Selon lui, « l’institution de l’éducation de la sécurité routière de manière efficace et valorisée, constitue une mesure structurelle et préventive de haute portée pour réduire les accidents de la route chez les élèves ».

Pour sa part, le ministre de l’Education, Mme Togola Jacqueline Nana Marie, a remercié le ministre Koumaré pour avoir ciblé le monde scolaire dans cette lutte que son département mène contre l’insécurité routière. Elle a pris l’engagement qu’elle « veillera à ce que ce projet soit généralisé dans tous les écoles du pays ».

Elle a noté que le diagnostic de l’insécurité routière révèle que les usagers les plus vulnérables sont les piétons, notamment les enfants et les jeunes, pour lesquels les accidents de la route constituent la deuxième cause de mortalité suivant le rapport conjoint de l’OMS/Banque mondiale paru en Avril 2004. Elle a dit compter sur ce nouveau programme pour réduire le taux de 20 à 50% des enfants victimes de la circulation routière.

Pour ce faire, sous la supervision de la direction nationale des Transports, les 500 enseignants à former sont repartis les 27 et 28 décembre prochains dans cinq pôles à Bamako, Sikasso, Ségou, Koulikoro et Kayes et seront formés par 20 pairs éducateurs-enseignants déjà formés.

Ousmane Daou

L’Indicateur du Renouveau du 24 Décembre 2013