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Les projets de textes juridiques en bios sécurité au Mali ont été validés le 26 mai dernier au cours d’un atelier national qui s’est tenu au centre international de conférence de Bamako.

En signant et en ratifiant depuis juin 1994, la convention sur la diversité biologique, le but visé par le gouvernement était la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable des ressources naturelles et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques. La prévention des risques biotechnologiques liée à la nécessité de protéger la santé humaine, animale et l’environnement contre les effets défavorables de l’utilisation de la biotechnologie moderne, est l’une de préoccupations majeures de cet important instrument international de gestion du patrimoine biologique mondial.

Au Mali, la loi relative à la biotechnologie a été élaborée sur la base de législation internationale telle, le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques liés à la biotechnologie et loi modèle de l’Union africaine qui a servi de cadre de référence à tous les Etats africains. Selon le représentant du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement à l’ouverture de cette réunion de validation, à travers l’adoption de la loi n°08-042 relative à la sécurité en biotechnologie en novembre 2008, le Mali s’est doté d’un outil de gestion des risques liés à la biotechnologie et par la même occasion il honoré ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale.

La validation vise donc à corriger la lacune liée au fait que malgré l’élaboration des cadres nationaux et l’adoption de la loi sur la biotechnologie par certains pays, ses textes n’ont pas encore été pris en vue de permettre l’opérationnalisation du cadre national de biosécurité et l’application de la loi au Mali et dans l’espace Uemoa. Ces projets de textes d’application concernent deux projets de décrets et trois projets d’arrêtés.

Hadama Fofana

31Mai 2010.