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C’est dans ce cadre qu’il y a environ deux ans, le ministère de l’Industrie et du Commerce, à l’époque, avait proposé un décret qui avait été adopté en conseil des ministres relatif au contrôle de certains produits alimentaires, notamment les conserves. L’initiative en soit est salutaire, puisqu’il s’agit d’un problème de santé publique.


Y a-t-il deja eu controle sur les produits alimentaires perimes?

Mais jusque-là, à notre connaissance, on n’a pas assisté à une descente sur le terrain pour saisir les produits alimentaires avariés. Et pourtant, il s’agit d’un problème de santé publique, une priorité des priorités du gouvernement.

Alors qu’on assiste à des saisis des cigarettes de contre-façon, des cassettes piratées. Cependant avec la nomination d’un nouveau ministre à la tête du département du Commerce et comme l’administration est une continuité, on peut espérer que des actions seront menées dans ce sens.
Des commercants abusent de la pauvrete des consommateurs

A savoir le contrôle au niveau des marchés par rapport aux dates péremption des produits alimentaires et leurs conditions de conservations. Il faut souligner que durant toute l’année, des commerçants véreux vendent à vil prix des produits avariés, abusant ainsi du niveau de pauvreté de la population.

Car, à cause du niveau de revenus de la population, les consommateurs ont tendance à chercher le moins cher sans se soucier de la date de péremption.

Mme Ba Néné Sy fera-t-elle mieux que Choguel?

Ainsi, la nouvelle ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce est interpellée à trouver une solution pour l’application de ce décret pour la sécurité sanitaire des consommateurs. Toute chose qui contribue à l’atteinte de l’un des plus importants objectifs du gouvernement à savoir l’amélioration de la santé de la population. Alors Mme Bâ Fatoumata Néné Sy va-t-elle faire mieux que son successeur Dr Choguel Kokalla Maïga ?

En tout cas, depuis belle lurette, c’est le règne de la loi de certains commerçants cupides, qui ne sont d’ailleurs jamais tous en règle, mais donnent constamment du fil à retordre aux consomamteurs. L’on se rappelle le bras de fer qui a opposé l’ancien ministre de l’Industrie et du Commerce aux commerçants importateurs de tissus Fançy.

Malgré l’insistance de ce ministre au bout de quelque temps, l’affaire a été close et aucun de ces commerçants n’ont répondu à ses actes. Pire, ils ont récupéré leurs marchandises prohibées et cela au détriment des usines comme la COMATEX avec un manque à gagner pour l’Etat malien.

Une necessaire collaboration

En plus, par rapport à cette question de contrôle des produits alimentaires, une collaboration est nécessaire entre les ministères de la Santé, de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce et la police. Et puisque la décision émanait du département du Commerce, il est logique qu’on l’interpelle par rapport à son application.

Surtout qu’en cette période de fin d’année des commerçants véreux profitent de l’occasion pour verser sur les marchés des produits avariés à vil prix.
Alors qu’est-ce qu’il faut faire pour empêcher de telle pratique ?

En tout cas, Mme le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce est interpellée par rapport à la question lorsqu’on sait que l’administration est une continuité. En plus, l’application de ce décret serait à son avantage. Autrement dit, si elle parvenait à le faire, ce serait un exploit à son actif. Alors, on dira qu’elle a réussi là où son prédécesseur a échoué

Dado CAMARA

7 novembre 07