Partager

En effet, il a annoncé sur les antennes de l’ORTM que les agents des forces de l’ordre procéderont à des fouilles corporelles à l’entrée du stade pour empêcher les supporteurs d’entrer avec des objets pouvant blessés les gens. Tout cela était de belles paroles. A l’intérieur du stade, grande a été notre surprise de voir des supporteurs avec des bouteilles d’eau minérales, des canettes, des bouteilles de boissons… Les policiers sont restés sans réactions.

Les propos du contrôleur de police n’ont pas produit l’effet escompté. C’est avec ces bouteilles d’eau minérale que les supporteurs ont procédé à des jets. La forte présence des forces de maintien d’ordre au stade au 26 Mars n’aura servi à rien. Le cordon sécuritaire mis en place ne devrait pas flancher.

Un jeune a profité de l’inattention des forces de l’ordre pour descendre sur la pelouse et s’attaquer à l’arbitre du match. Où étaient donc passées les forces de l’ordre ? Le responsable des éléments du GMS présents au stade doit répondre de ce laxisme et du manque d’attention des éléments qu’il avait sous sa responsabilité.

Les agents chargés du maintien étaient peut-être plus passionnés et plus concentrés sur le match et non sur la sécurisation des installations.
Les forces de l’ordre ont passé tout leur temps à lancer les grenades lacrymogènes sur de paisibles citoyens et non sur les vandales. Les feux à l’intérieur du stade du 26 mars ont été détruits avec des barres de fer.

Les forces de l’ordre ont baissé les bras. Ils pouvaient empêcher les vandales par la force de dissuasion. Il faut situer non seulement les responsabilités à ce niveau, mais aussi châtier les fautifs pour qu’à l’avenir, l’on ne fasse plus l’amalgame entre maintien d’ordre et supporteurs d’une équipe.

Tiémoko TRAORÉ

29 Mars 2005