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Le bureau provisoire du groupe des banques de céréales du District de Bamako et environs a organisé un cocktail de presse pour sensibiliser l’opinion publique et les partenaires au développement face à l’avenir des banques de céréales. C’était en présence des représentants des banques de céréales du District de Bamako et environs, du représentant du Commissariat à la Sécurité Alimentaire.

Dans son intervention, la présidente du bureau provisoire des banques de céréales a d’abord remercié le président de la République pour le parrainage des banques de céréales. Pour elle, la participation effective par une responsabilisation dynamique des populations dans la recherche de solutions idoines à apporter à la problématique de sécurité alimentaire est devenue au Mali un levier à dimension nationale. Elle a ensuite rappelé les tristes années de cauchemar gravées encore dans la mémoire de certains pour obtenir des céréales insuffisantes pour leurs besoins.

Avant de souligner par ailleurs que le passage des criquets pélerins dans notre pays a suscité l’intervention énergique des équipes de lutte et par la grâce de Dieu, le peuple malien a été épargné d’une nouvelle calamité. Pour elle, grace à la volonté des hautes autorités, il a été mis en place une structure spécialisée chargée d’anticiper les solutions et de rechercher la maîtrise des questions de sécurité alimentaire. Et les efforts déployés ont permis de créer une banque de céréales au niveau de chacune des 703 communes de la République et au niveau de certaines associations de femmes.

LES BANQUES DE CEREALES DANS LE SYSTEME NATIONAL DE SECURITE

A en croire Mme la présidente provisoire, après leurs premières années d’expériences, les acteurs ont perçu la nécessité de consolider et de renforcer les capacités des banques de céréales dans le système national de sécurité alimentaire. Et pour atteindre cet objectif, les fondatrices ont nourri l’ambition de faire engager à travers un appui conséquent une étude d’organisation et de structuration desdites banques. Pour elle, c’est dans ce cadre qu’ils ont sollicité le haut parrainage du président Amadou Toumani Touré pour accompagner les efforts consentis dans la recherche de financement nécessaire à l’organisation et à la structuration des banques de céréales en un réseau fiable.

Si l’on en croit à la présidente provisoire, il y a eu un premier appui financier qui a permis essentiellement de sensibiliser le public. Pour elle, cette phase constitue une étape indispensable dans le processus de pérennisation et de maturation des banques de céréales.

LE RAPPEL DE LA SITUATION CONJONCTURELLE

Dans son discours, le représentant du Commissariat à la Sécurité Alimentaire a salué cette initiative qui doit être encouragée, avant d’assurer de leur appui. Ces différentes interventions ont été suivies par un exposé sur la situation des banques de céréales. Ainsi, dans son exposé, M. Bakary Koné a rappelé la campagne 2005-2006 caracterisée par un déficit pluviométrique à cela s’ajoute de l’invasion acridienne. Toute chose qui a engendré un déficit céréalier de 347 000 tonnes qui a entraîné l’augmentation des prix. C’est pourquoi en janvier 2005, 111 communes et environ deux millions de personnes étaient en difficulté alimentaire.

Il a aussi parlé du niveau de création de ces banques de céréales. Pour lui, ces banques de céréales atténuent les difficultés alimentaires à travers l’ensemble des recommandations du Système d’Alerte Précoce (SAP). Il a ensuite rappelé que dans le District de Bamako, 17 banques de céréales ont été créées pour la première fois et 4 dans les périphéries de Bamako avec 400 tonnes de riz. Avant de préciser qu’il a été créé 9 dans le District de Bamako, 6 à Koulikoro, 4 à l’intérieur avec 204 tonnes de maïs.

MULTIPLIER LES BANQUES DE CEREALES

A en croire M. Koné, le ministre a recommandé de poursuivre la mise en place d’autres banques de céréales et le renforcement de celles qui existent. C’est pourquoi en 2006, il a été créé 556 banques, 74 ont été renforcées. Selon lui, en plus des 703 communes, 12 villages et fractions ont aussi leurs banques de céréales qui sont éloignées des chefs lieu de communes. Aussi des banques de céréales ont été créées pour les 43 associations féminines.

Cet exposé a été suivi par la présentation des mesures pour une meilleure organisation des banques de céréales par M. Fousseini Diallo. Pour lui, il faut que les banques de céréales soient une force constante. Et pour cela, les banques doivent s’organiser pour être un ensemble.

A cet effet, il faut tenir un forum national pour débattre de la manière dont il faut s’organiser en réseau.

Dado CAMARA

03 avril 2007.