Partager

A l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, le 15 Mars 2009, la Journée mondiale des droits du consommateur. Une occasion, pour le Regroupement pour la Défense des Consommateurs du Mali (REDECOMA), de jeter un regard retrospectif sur la gestion de la crise alimentaire dans notre pays, et plus particulièrement, sur celle du riz qui ne cesse d’alimenter les débats depuis près de quatre ans déjà.

La pénurie du riz, la hausse vertigineuse de son prix sur le marché, qui prennent le consommateur malien en otage et le condamne à la disette, demeurent aujourd’hui une grande préoccupation du REDECOMA. Cette préoccupation du REDECOMA s’explique par le fait que le riz constitue l’alimentation de base du malien.

Face à la dénonciation des médias, des syndicats et des associations, l’Etat a été contraint de prendre certaines décisions en vue de règlementer le secteur. Ainsi, en premier lieu, il y eut des exonérations de taxes sur les céréales accordées aux importateurs. Ensuite est venue la fameuse “Initiative Riz”. Mais selon le Président du REDECOMA, aucune de ces mesures n’a pu apporter des fruits à hauteur de souhait. Conséquence : le consommateur malien s’en trouve désabusé.

Et comme si cela ne suffisait pas, on annonce une nouvelle mesure d’importation de riz, encore assortie d’éxonérations. Une mesure dont on a du mal à cerner tout les contours au REDECOMA. Aussi, le Président du REDECOMA, de s’interroger : “Pourquoi encore adopter une telle mesure, dans un contexe où le pays vient de réaliser un excédent de production en riz? Les autorités seraient-elles induites en erreur par de fausses statistiques?“.

Le Regroupement pour la Défense des Consommateurs du Mali exhorte donc le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires pour ramener le prix du riz et d’autres céréales à des niveaux accessibles pour les consommateurs.

En outre, le REDECAMA sollicite le gouvernement à mettre en oeuvre des mesures appropriées afin d’accorder aux consommateurs le bénéfice de sa renonciation aux taxes d’importation, et de règlementer le prix du riz à travers un mécanisme de fixation de prix, comme c’est le cas au niveau des hydrocarbures.

Le REDECOMA en appelle également au sens du réalisme des producteurs et des importateurs. Il exhorte enfin le Président de la République à plus de vigilance et de rigeur en matière de sécurité alimentaire. “Restez mobiliser et défendre les droits du consommateur, où que vous soyez au Mali”. Tel est le message du REDECOMA à ses militants.


Adama S. DIALLO

17 Mars 2009