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La Commissaire à la sécurité alimentaire Mme Lansry Nana Yaya Haïdara a procédé, hier mardi 12 juin, au stade du 26 mars, au lancement officiel de l’enquête devant aboutir à l’identification de sites sentinelles pour la surveillance alimentaire et nutritionnelle sur l’ensemble du pays.

Question d’importance capitale pour le Mali et pour toute la sous région sahélienne, cette enquête, de l’avis de Mme Lansry, « vise à intégrer, de plus en plus, dans la gestion de la sécurité alimentaire, une dimension très importante qu’est la santé nutritive« . Cette nécessité, faut-il le rappeler, a été perçue depuis la crise alimentaire de 2004-2005, par le commissariat à la sécurité alimentaire en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM) qui ont mis sur place un dispositif de suivi rapproché à travers 30 sites tests, appelés sites sentinelles dans les zones alors victimes de l’attaque acridienne.

Ainsi, l’enquête dont le lancement officiel a eu lieu hier mardi 12 juin, s’inscrit dans un processus d’extension des sites à l’ensemble du pays. Pour ce faire, elles sont une quarantaine de jeunes filles qui sillonneront après la formation, les quatre coins du Mali afin de mener à bien la mission sur le terrain.

« Les résultats issus de cette enquête permettront de prendre des décisions importantes en faveur des femmes et des enfants qui représentent l’avenir du Mali » a indiqué Mme la Commissaire à la sécurité alimentaire. Avant d’exhorter les jeunes filles à donner le meilleur d’elles-mêmes pour la réussite de l’enquête.

Aussi, a-t-elle lancé un appel solennel aux chefs de villages et des fractions, aux chefs des ménages (hommes et femmes), aux mères et pères des enfants à mesurer et cerner toute l’importance de l’enquête.

En début de l’hivernage qui consacre le démarrage des travaux champêtres, Mme la Commissaire à la sécurité alimentaire les a tous invités à une franche collaboration.

A noter que l’éclat de ce lancement officiel a été rehaussé par la présence de la représentante du Programme Alimentaire Mondial (PAM) Mme Alice Martin-Daihirou et celui de l’UNICEF Marcel K. Rudasingwa.

La première a indiqué que « la présente enquête permettra d’approfondir les connaissances acquises dans ces domaines et de jeter les bases pour l’amélioration du système de suivi de la situation alimentaire et nutritionnelle« . Quant au second, il a souligné qu’ « au Mali, la malnutrition cause beaucoup de souffrance aux populations et les enfants en paient un lourd tribut. On estime à 51% la proportion de décès d’enfants de 0 à 5 ans dus à la malnutrition. C’est pourquoi l’UNICEF, dans son programme de coopération avec le gouvernement du Mali, a inscrit la lutte contre la malnutrition dans ses actions prioritaires« .

En somme, les deux personnalités ont réaffirmé leur engagement à soutenir l’enquête afin que des résultats fiables puissent être obtenus, gage de la réussite de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.


AD

13 juin 2007.