Partager

Pour faire aboutir ses revendications classées en une dizaine de points, la section syndicale nationale des travailleurs des impôts du Mali (SYNTIM), ont décidé de déposer un préavis de grève de 72 heures sur le bureau du Premier Ministre et du ministre des finances.

Si rien n’est fait pour désamorcer la bombe lancée par la Section syndicale nationale des travailleurs des impôts du Mali, à partir du mardi 13 août 2013, les services des assiettes du pays risquent de mettre la clef sous les paillassons. « Le Bureau exécutif national de notre section, après examen de la situation et après avoir sillonné toutes les structures, pour connaitre la volonté des syndiqués, a en accord avec tous les militants présents, a décidé d’observer un préavis de grève de 72 heures à compter du mardi 13 août 2013 à partir de minuit », a indique Dr Ali Ousmane Daou, secrétaire général de la section syndicale nationale des travailleurs des impôts du Mali, au cours d’une Assemblée générale tenue le 24 juillet 2013, à la Maison de la presse.

Précédemment prévue dans la salle de conférence de la direction générale des impôts du Mali, les travailleurs ont été contraints de venir la tenir à la Maison de la presse. Des policiers requis par le Directeur général des impôts sont venus informer les travailleurs de l’impossibilité de tenir l’Assemblée générale dans les locaux de la direction.

Séance tenante, la masse impressionnante des travailleurs, sur demande du secrétaire général de leur section syndicale, a déferlé sur la Maison de la presse. Au cours de cette Assemblée générale à l’allure de meeting, les travailleurs des impôts pour motiver leur préavis de grève, ont énuméré 9 points de revendications.

Ce sont : la relecture du Décret 02-299 du 03 juin 2002 au plus tard le 10 août 2013, la relecture de l’arrêté 06-0797 du 19 avril 2016 au plus tard le 10 août 2013, l’adoption du Projet de décret portant plan de carrières du Cadre des impôts avant le 10 août 2013, l’adoption du statut particulier de l’agent des impôts avant le 10 août 2013, faire l’audit du Fonds d’équipement de la DGI pour les 5 dernières années avant le 10 août 2013, prendre sans délai les mesures qui s’imposent pour que cessent les menaces, injures publiques et intimidations sur les responsables et les syndiqués, prendre toutes les mesures pour créer une atmosphère sereine à la DGI, transmettre à notre Bureau le rapport de la Mission d’enquête sur l’écart constaté sur le montant de la prime avant le 10 août 2013 et affecter un local à notre Bureau pour servir de siège avant le 10 août 2013.

En plus du droit de grève reconnu constitutionnellement, les travailleurs des impôts n’excluent pas d’user de toutes les autres voies de recours reconnues par la loi, pour la satisfaction de leurs revendications qu’ils estiment légitimes.

Assane Koné

01 Août 2013