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A quelques jours du délai butoir du renouvellement des organes des structures du parti, fixé au 30 Juin 2008, on est loin du bout du tunnel à Kati. A preouve, les bureaux de sous-sections ne sont pas tous mis en place. Ne parlons donc pas de la section. A cause de la bataille de positionnement des responsables dont le chef d’orchestre se trouve être le secrétaire général Maouda Sacko.

Si tous les comités sont renouvellés, excepté Malibougou III où il y a quelques diffécultés, tel n’est pas le cas pour les sous-sections. En effet, sur 37 sous-sections, seulement une dizaine sont renouvellées. Mais les sous-sections de Kati et de kalabancoro posent problème.

A Kati, le député Mamadou Sériba Sidibé est le secrétaire général de la sous-section. Il est donc naturellement candidat à sa propre succession. Mais il se trouve qu’il est menacé par Daouda Sacko.

Pourquoi le secrétaire de la section veut-il abandonner ce poste pour devenir secrétaire de sous-section ? Autrement dit, au lieu de chercher une promotion, pourquoi l’éminent juriste, qui aurait pu aller à la Cour Constitutionnelle sur proposition du président du parti, Dioncounda Traoré non moins président de l’Assemblée Nationale, veut-il baisser en grade?

La réponse est simple. Selon nous sources, Daouda Sacko aurait établi un deal avec certains barons de la section. Parmi eux, Soumana Coulibaly, Moussa Diaby, Dialla Dagnoko, SG adjoint de la section et chef de cabinet du ministre Sékou Diakité. Et que dit le deal?

Dans cet accord politique secret à odeur de complot, le SG aurait promis de céder sa place à Dialla Dagnoko. En contrepartie, le chef de cabinet aide Sacko à devenir SG de la sous-section de Kati. Quant à Soumana Coulibaly, pressenti au poste de SG de la section, se contenterait d’une promotion dans un des services du ministère du Développement Social, au niveau régional.

C’est dire que M. Coulibaly, actuellement au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale comme traducteur -puisqu’il est Professeur d’Allemand-, devrait quitter ce département pour celui du Développement Social où Dialla Dagnoko est chef de cabinet. Dans les coulisses, on apprend que le dossier est presque fin prêt et n’attend que d’être signé par le ministre Sékou Diakité.

Par ce jeu, on comprend que Dialla Dagnoko, qui est de la sous-section de N’Gabokoro-Droit, entend mettre dos à dos les responsables de la sous-section de Kati, pour devenir secrétaire général de la section.

Et les Katois se prêtent à ce jeu, dans la mesure où Daouda Sacko, Soumana Coulibaly et Demba Kéïta sont en train de démarcher nuitamment les secrétaires généraux des comités, pour leur faire part de la décision du SG de la section de devenir secrétaire général de la sous-section de Kati.

Pour le moment, les premiers touchés refusent de coopérer, manifestant ainsi leur étonnement par rapport à l’attitude de Sacko. En d’autres termes, ils ne comprennent pas qu’au lieu de chercher une promotion en allant au Comité Exécutif, le secrétaire général, qui est déjà membre de la commission centrale de discipline du parti, veut abandonner le poste de secrétaire général de section au profit de celui de la sous-section.

Au lieu de monter de grade, il veut plutôt descendre, en expliquant qu’il vient à la sous-section pour rassembler. Veut-il signifier ainsi qu’il a échoué à la section?…

Pour le moment, Dialla est en train de recevoir, dans son bureau, au ministère du Développement Social, les secrétaires généraux des sous-sections déjà rénouvellées, pour leur faire part de ses ambitions pour le poste de secrétaire général de la section. En plus des raisons avancées pour soutenir cette candidature, ceux qui sont déjà reçus par lui retournent-ils avec des promesses fermes, voire des enveloppes?

Pendant que Daouda Sacko cherche à devenir secrétaire général de la sous-section de Kati, au même moment, il étale son incapacité, en tant que secrétaire général de la section, à gérer le problème de Kalaban-Coro.

Une sous-section où il y a aussi deux tendances opposées : la tendance de Mme Touré Kadidia Maïga dite “Tako”, membre de la section et députée à l’Assemblée Nationale ; et celle de Issa Djiré, Directeur de l’OHVN, qui n’était dans aucune structure, même si les militants de Kalaban-Coro l’appelaient le président d’honneur de l’Adéma dans la commune.

Comme le poste de président d’honneur n’existe qu’au niveau du CE, on lui a fait savoir qu’il ferait mieux d’intégrer une structure. C’est ainsi qu’il a intégré un comité et veut venir à la sous-section pour l’animer en tant que secrétaire général.

Mais ni Mme Touré, ni M. Djiré ne veulent céder par rapport au poste de S.G de la sous-section. C’est pourquoi l’affaire est portée au niveau du CE ; et c’est Dioncounda Traoré qui doit prochainement rencontrer les deux tendances opposées pour trouver un terrain d’entente. Qui acceptera donc de désister pour qui ?

Oumar SIDIBE

26 Juin 2008