Partager

Les entrepreneurs du secteur agroalimentaire pourront bientôt fabriquer des produits de qualité meilleure afin d’être davantage compétitifs sur le marché et réduire notre dépendance à l’importation. D’ici la fin de l’année, le Centre pour le développement du secteur agroalimentaire (CDA) entend opérationnaliser une usine de transformation de fruits et légumes dotée d’équipements modernes.

Le directeur général du CDA, Almaimoune Ag Alhassane l’a annoncé vendredi dernier, interrogé après l’ouverture de l’atelier de validation de la base des données des entreprises du secteur agroalimentaire. L’ouverture des travaux était présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed.

Organisée par cet établissement au Conseil national du patronat du Mali (CNPM), cette rencontre visait à actualiser la base des données sur les entrepreneurs du secteur agroalimentaire élaboré par ledit Centre.
Objectif ? «Nous envisageons, après cet atelier, d’imprimer l’annuaire des entreprises du secteur pour faire connaître les produits locaux transformés», a déclaré Almaimoune Ag Alhassane.

En la matière, la base de données est d’une importance capitale. «Elle renseigne sur la gamme de produits fabriqués au Mali et les coordonnées des entreprises du secteur agroalimentaire. Elle constitue ainsi un outil d’information pour les autorités publiques dans le cadre de l’élaboration des plans de développement du secteur», a expliqué le ministre Mahmoud Ould Mohamed.

À ce jour, a rappelé le chef du département, le Centre a recensé 645 unités évoluant dans le secteur agroalimentaire. Parmi elles, 258 transforment les céréales, 212 les fruits et légumes, 74 fabriquent des produits oléagineux et 101 transforment des produits d’origine animale, a-t-il détaillé.

Aussi notre pays dispose-t-il de grands potentiels en matière de production de matières premières agricoles. À la forte demande nationale en produits agroalimentaires s’ajoutent l’amélioration du climat des affaires, la présence d’organisations professionnelles du secteur agroalimentaire, s’est réjoui le patron du département en charge de l’Industrie.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce a, par ailleurs, souligné que le secteur est peu développé et reste confronté à des contraintes. Il s’agit des difficultés d’accès au financement, liées au coût excessif de l’énergie, à l’insuffisance des structures de contrôle et de certification des normes. Également près de 70% des besoins en produits agroalimentaires sont couverts par les importations, à cause des difficultés d’accès aux équipements appropriés.

L’implantation de cette unité vise à réduire la dépendance de notre pays de l’étranger en produits agroalimentaires. Il s’agira alors, en mettant cette unité à disposition, d’inverser la tendance, en développant le secteur agroalimentaire. Afin, selon le ministre Mahmoud Ould Mohamed, de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et de soutenir la dynamique du secteur secondaire.

Cela en fournissant au secteur des matières premières de base nécessaires à ses activités. Car, ce secteur est un vecteur de valorisation des produits bruts s’ils sont transformés. À ce titre, il est créateur de valeur ajoutée et d’emplois, par conséquent, de revenus notamment pour les jeunes et les femmes, a expliqué le ministre de l’Industrie et du Commerce.

Babba B. COULIBALY

Source: L’ESSOR