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secret1.jpgLundi, la cérémonie d’ouverture de la 5è réunion statutaire de la Fédération africaine des secrétaires et assistants et attachés de direction (Fasaad) a eu lieu au Centre international de conférence de Bamako. L’Association des secrétaires, assistants et attachés de direction du Mali (Asaad) a parallèlement organisé un séminaire international sur le thème : « Les nouvelles facettes du métier de secrétariat et assistants de direction ».

La cérémonie a été présidée par le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, représentant le président de la République, Amadou Toumani Touré.

Ont également pris part à la cérémonie, membres du gouvernement, le maire de la Commune III, Abdel Kader Sibibé, représentants des institutions diplomatiques, chefs de services et directions, présidentes de la Fasaad, Mme Alexise Gogoua, et de l’Asaad, Mme Bocoum Salimata Wattara, ainsi que nombreux autres invités.

Poser les jalons de l’uniformisation et de la hiérarchisation de la fonction de secrétaire, est le principal objectif de cette rencontre.

Plus de 300 participants en provenance du Burkina Faso, de la Guinée Conakry, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Mali, vont durant cinq jours partager et échanger sur leur profession.

Durant les travaux, les participants plancheront sur tous les aspects liés au développement du métier de secrétaire, son adaptation aux exigences du moment et son rôle dans la modernisation de l’administration de nos États.

Maillon important dans le fonctionnement de nos structures, le secrétaire est l’intermédiaire et l’interface entre le patron et ses collaborateurs, entre le patron et le monde extérieur, a expliqué la présidente de l’Asaad, Mme Bocoum Salimata Wattara.

Etre discret et polyvalent, le secrétaire, de par ses relations avec le patron, est aussi un conseiller technique et non un simple exécutant, a estimé Mme Bocoum.

Pour la présidente de l’Asaad, le secrétaire, pour remplir cette fonction comme il sied, doit être bien formé.

Mme Bocoum fera remarquer que la fonction de secrétaire est évolutive et doit s’adapter à l’évolution ainsi qu’aux besoins de l’administration et des entreprises.

Jusqu’au XIXè siècle, le secrétaire exerçait le pouvoir. C’est par lui que passaient les secrets et les confidences des rois. La profession était, par conséquent, exercée par des personnes pétries de connaissances, a expliqué Mme Alexise Gogoua, présidente de la Fasaad et ex-secrétaire particulière de feu Félix Houphouet Boigny.

C’est en 1860, précisera-t-elle, avec la féminisation de la profession, que le métier de secrétaire a perdu ses lettres de noblesse.

Rappel a été fait par Mme Alexise Gogoua, du sens du combat, comme rehausser l’image de la profession de secrétaire et donner à celle-ci sa place dans le développement socio-économique et culturel de l’Afrique, que la Fasaad mène depuis sa création en 1997.

Ce combat selon Mme Gogoua est mené à travers le renforcement des compétences et la recherche des moyens afin de cultiver l’excellence au sein de la profession.

Bien que les nouvelles technologies aient allégé la tâche du secrétaire, ce dernier reste cependant confronté à des défis liés à la sécurisation de l’information, à la maîtrise de l’outil informatique entre autres, a estimé Mme Gogoua.

Aussi, appel a été lancé par Mme Gogoua à l’endroit de l’administration et des entreprises de nos États à accorder une attention particulière à la formation des secrétaires afin que ceux-ci soient capables de relever les défis de la mondialisation. De même, la présidente de la Fasaad a plaidé en faveur de l’enseignement des sciences secrétariales.

Ousmane Issoufi Maïga, a rendu hommage aux secrétaires : « Votre métier est beau, utile et incontournable. Vous êtes la cheville ouvrière de toute administration qui se veut moderne, performante, efficace au service de l’usager », a-t-il reconnu.

Pour le premier ministre, Une machine ne pourra jamais apporter ce que l’homme apporte à son milieu. L’humanisme, la chaleur humaine, le sourire échangé avec un collaborateur sont l’apanage de l’humain.

Le besoin en ressources humaines qualifiées est une exigence pour nous au moment où notre système d’éducation et de formation professionnelle ne parvient pas encore à combler les insuffisances de l’administration, a indiqué le chef du gouvernement.

Mr Maïga a estimé que l’un des moyens pour relever les défis de la mondialisation dans le contexte de l’intégration sous-régionale est le renforcement des compétences et l’uniformisation de la formation et l’harmonisation des diplômes en zone Uemoa.

Par finir, souhait a été émis par le chef du gouvernement que la rencontre de Bamako contribue à améliorer les relations de collaboration dans les services et les entreprises.

15 mai 2007.