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Certaines pratiques actuelles prêtent à confusion et les changements des mœurs de nos sociétés laissent beaucoup de personnes perplexes. Voir des gens entretenir des relations hors mariage semble ne plus choquer comme auparavant mais la question que l’on devrait se poser est de savoir s’il faut encourager certains comportement des femmes entre elles ?

jpg_rivales-bis.jpgA une époque dans notre société, les personnes qui commettaient l’adultère s’en cachaient. Mais de plus en plus cette pratique semble devenir un phénomène de mode. Les hommes aussi bien que les femmes ne cachent plus leur comportement à leur entourage.

En effet certains hommes n’éprouvent aucune gêne à s’afficher avec leur maîtresse en public, ils n’accordent aucune importance à être vu par des personnes qui connaissent leur statut matrimonial. Une chose qui met souvent des personnes qui connaissent l’épouse dans des situations embarrassantes.

D’autre part, ce genre de comportement conduit certaines jeunes dames à provoquer de manière verbale ou physique la femme de leur partenaire. En effet, dans beaucoup de cérémonie de baptême, de mariage, des maîtresses en complicité avec certaines griottes se font appeler par le nom d’un amant dans le but d’indisposer l’épouse présente à la cérémonie.

Une autre fâcheuse tendance du phénomène est de se faire tatouer le nom et l’adresse de l’amant sur la poitrine ou le postérieur pour irriter la femme de l’amant.

Il arrive parfois que des jeunes filles plus belliqueuses se procurent l’adresse ou le numéro de téléphone de l’épouse de leur amant. Elles appellent la femme et se mettent à l’insulter grossièrement ou à lui raconter des insanités sur les rapports intimes qu’elles entretiendraient avec le mari. Ces agissements sont pour la plupart dictés par la jalousie ou par un désir de semer la zizanie dans le couple afin de les séparer et s’y incruster.

Pour certaines jeunes filles, leur état de «femme illégitime» se résume à la faute de l’épouse. Ces comportements peuvent résulter du fait que le mari ne souligne pas en avance à sa maîtresse son désir de respecter sa femme ainsi que sa volonté de sauvegarder la stabilité de son foyer. Aussi sous le coup de mauvaise médisance sur l’épouse, des jeunes filles agressent leurs «rivales». La perfidie de ce jeu est que « chacun a son tour chez le coiffeur»

Khadydiatou Sanogo

Le Républicain du 15 Mars 2010.