Partager


Le président de la République, a donné la voie au second Projet sectoriel des transports (PST 2) en procédant hier à son lancement au palais de Koulouba. Le PST 2 contribuera au développement socioéconomique de notre pays en assurant le désenclavement.

« L’Amérique a une économie forte parce que l’Amérique a de bonnes routes. Les routes de l’Amérique sont bonnes parce que l’Amérique a une économie forte », pense un homme d’Etat américain. Comme le sous-entend cette citation, les routes sont au cœur de l’épanouissement d’une nation.

Le Mali ne pourrait mieux accentuer ses efforts de développement sans de bonnes routes, susceptibles de permettre la mobilité des personnes et des biens.

Le président de la République, qui voit se profiler à l’horizon la concrétisation d’un de ses vœux chers, n’a cessé de le répéter. Dans son Programme de développement économique et social (PDES), le socle de l’action gouvernementale, Amadou Toumani Touré a même fait de la construction des routes une priorité, car estimant qu’elles sont la condition sine qua non d’un développement durable. Ce qui est d’autant plus justifié que les importations et exportations du Mali sont largement tributaires des voies terrestres et ports maritimes des pays voisins.

Cofinancés par la Banque mondiale (44,5 milliards de F CFA) et le gouvernement du Mali (8 milliards de FCFA), ce projet de 52, 5 milliards de FCFA s’étendra sur une période de quatre ans (2007-2011). Il sera axé sur trois composantes, qui sont respectivement l’amélioration de l’accès aux zones rurales ; l’amélioration d’une partie du système de transport urbain de Bamako. La dernière composante est le renforcement institutionnel, l’exécution des projets et le suivi-évaluation.


Axes prioritaires ciblés

Pour l’intérieur du pays, il a ciblé certains axes primordiaux en vue d’une marche en avant de notre économie. Au nombre de ceux-ci, on peut notamment citer le tronçon Kita-Toukoto-Bafoulabé, Bandiagara-Douantza et la bretelle Togo-Tongo.

Tout en sécurisant les citoyens de Bamako, ses activités rendront la circulation fluide. Ainsi, il est prévu la réhabilitation du Boulevard du peuple avec l’aménagement d’un site propre pour le transport en commun de même qu’une voie circulaire au centre ville, destinée aux Sotrama.
Ce qui répondra aux aspirations des autorités municipales de Bamako, comme l’a souligné Dr. Yéhia Issa Maïga, 1er adjoint au maire du district.

De nombreuses populations de l’intérieur n’ont toujours pas accès aux services socioéconomiques de base tels que les centres de santé, les écoles, les marchés, etc, a déploré le ministre de l’Equipement et des Transports. Sans oublier de signaler l’importance « multisectorielle » du PST 2, Ahmed Diané Séméga a affirmé que le projet répondra aux besoins des populations par l’atteinte de ses objectifs.

Une idée partagée par le partenaire du PST 2. Après avoir énuméré des particularités du projet, le représentant de la Banque mondiale au Mali, Alassane Diawara, déclarera que le projet offrira la « possibilité aux populations des localités traversées par les routes du projet d’intégrer des activités spécifiques pour améliorer leurs conditions de vie ».

Cependant, M. Diawara a noté que la bonne exécution du PST 2 est liée au relèvement des trois défis qui sont : la sauvegarde du patrimoine routier par la mobilisation des fonds propres de l’Etat ; la coordination des interventions sur le terrain et la pérennisation des institutions comme l’Autorité routière, l’Ageroute et le Service des données routières. Ce dernier, a-t-il évoqué, a de la peine à s’acquitter de ses missions.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

12 mars 2008.