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Permettre le développement social et économique des régions, la réalisation d’infrastructures durables de transport, la mobilité des personnes, l’efficacité et la performance du secteur du transport des marchandises, le renforcement de la capacité institutionnelle dans le secteur des transports, l’intégration des questions sociales et environnementales dans la problématique du secteur des transports et enfin la prévention du VIH/Sida. Voilà les dix axes stratégiques de la politique du secteur des transports, phase II que le gouvernement du Mali compte mettre en oeuvre durant la période 2007-2012.

La cérémonie de lancement du second Projet Sectoriel des Transports (PST2) a eu lieu le 11 mars 2008 à Koulouba sous la présidence du Chef de l’Etat, le Général Amadou Toumani Touré. C’était en présence du ministre de l’Equipement et des Transports, M. Ahmed Diane Séméga, du représentant Résident de la Banque Mondiale au Mali, M. Alassane Diawara entre autres.

COUT ET OBJECTIF

Le second projet sectoriel des transports coûtera la bagatelle de 52 500 000 000F CFA conjointement financé par la Banque Mondiale sous forme de crédit à hauteur de 85%, soit 44 500 000 000F CFA et le gouvernement du Mali pour 8 milliards de FCFA, soit 15% du montant total du projet. Le PST2 est basé sur une approche multisectorielle.

L’objectif de développement visé par ce projet est d’apporter un meilleur accès à des services de qualité aux communautés tant rurales qu’urbaines du Mali. Concrètement, il est prévu de réhabiliter les routes Kita-Toukoto-Bafoulabé, Bandiagara-Douentza et la bretelle Togo-Tonko.

Il est également prévu dans le PST2 la réhabilitation de 200 km de route sous forme de contrat de performance, la construction de 4 quais sur le fleuve Niger pour améliorer son exploitation, la réhabilitation du Boulevard du Peuple avec l’aménagement d’un site propre pour le transport en commun et la réhabilitation d’une voie circulaire au centre-ville destinée au SOTRAMA.

LES COMPOSANTES DU PST2

Le projet sectoriel des Transports, phase 2 (PST2) a trois composantes :
– la 1ère composante vise à améliorer l’accès aux zones rurales pour promouvoir l’appui au développement rural et aux activités de commerce agro industriel ;
– la 2ème composante est urbaine et sera consacrée à l’exécution de l’amélioration d’une partie du système de transport urbain de Bamako pour soutenir les activités de la capitale et la croissance régionale ;
– la 3ème composante concerne toutes les activités relatives au renforcement des capacités institutionnelles et au suivi-évaluation du projet.

La 2ème composante sera renforcée en 2009 dans le cadre de l’opération de développement urbain de la Banque Mondiale.

LES PREOCCUPATIONS DES PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS

L’équipe de la Banque Mondiale, principale bailleur de second projet sectoriel des transports a quelques préoccupations qu’elle considère comme étant des défis que le Mali se doit de relever pour le bonne exécution du dudit projet.

Le 1er défi est la mobilisation des fonds de l’Etat. “Il est important que les efforts entrepris par le ministère des Finances se poursuivent pour permettre à l’Autorité Routière de mobiliser 40% de son budget total en ressources propres.
C’est une préoccupation partagée par l’ensemble des partenaires techniques et financiers engagés dans le secteur des transports car, cela permettra aux usagers de mieux contribuer directement aux charges d’entretien du réseau routier
”, a dit Alassane Diawara, représentant Résident de la Banque Mondiale du Mali.

La seconde préoccupation de la Banque Mondiale est la coordination des interventions sur le terrain.

Le 3ème défi que le Mali doit relever selon la Banque Mondiale est la pérennisation des institutions mises en place.

Daba Balla KEITA

13 Mars 2008.