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Se laver les mains au savon avant de faire la cuisine, de manger ou au sortir de toilettes, est un geste d’hygiène simple, accessible à tous et surtout, essentiel. Il empêche la transmission de nombreuses affections, contribuant notamment à la réduction des maladies diarrhéiques, 3è cause de consultation dans les structures de santé après le paludisme et les infections respiratoires aiguës (IRA).

Les statistiques du système d’information sanitaire (SIS) font état en 2006 dans notre pays, d’environ 159 248 cas de diarrhée. Se laver les mains au savon aux moments décisifs est le premier antidote contre cette pathologie. La division hygiène publique et salubrité de la direction nationale de la santé en est si convaincue qu’elle a organisé lundi au Musée national, la première journée nationale de la promotion du lavage des mains au savon.

La cérémonie, présidée par Daba Diawara, le secrétaire général du ministère de la Santé, s’est déroulée en présence des représentants des partenaires techniques et financiers, des notabilités de Bamako et de nombreux invités.

Les mains contribuent fortement à propager les germes pathogènes diarrhéiques contenus dans les excréments humains. Des études ont prouvé qu’un excrément humain peut contenir jusqu’à 10 millions de virus et 1 million de bactéries. Pour se préserver de ces germes, il est essentiel de se laver les mains toutes les fois que cela s’avère nécessaire.

Rappelant l’importance de ce geste, Daba Diawara a indiqué qu’au Mali des études menées en 2006 ont montré que moins de 12% des mères et gardiennes d’enfants ont lavé leurs mains à l’eau et au savon au sortir des toilettes, que 75% des élèves qui se lavent les mains au sortir de toilettes n’utilisent pas de savon et que 34% des clients des restaurants ne se lavent pas les mains avant de manger.

Mme Christine Sow de l’USAID a insisté sur le drame causé par les maladies diarrhéiques. Dans notre pays, a-t-elle indiqué, un enfant connaît au moins 4 épisodes de diarrhée avant un an. Nombreux sont les cas de décès. Or des études établissent que se laver les mains aux moments décisifs, permet de réduire de 47% l’incidence des maladies diarrhéiques.

Auparavant, Mme Keïta Tabara Camara, la représentante du maire de la Commune III, avait souligné l’importance du lavage des mains au savon et invité le personnel socio-sanitaire à s’impliquer dans l’enracinement de ce geste.

Le secrétaire général du ministère de la Santé a ensuite symboliquement remis des kits de lavage des mains au savon (bouilloires, bassines etc.) au Parlement des enfants alors que les représentants de la Pouponnière et du restaurant « Bara muso » recevaient les leurs, des mains de Mme Christine Sow et de Mme Keïta Tabara Camara.

Une visite des stands d’exposition tenus par les fabriquants de savons Huicoma et Sodema a conclu cette cérémonie inaugurale.

B. DOUMBIA- L’Essor

12 septembre 2007.