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Le réseau d’ONG d’appui au processus électoral au Mali (Apem) a rendu public, le mardi le 31 juillet, son rapport d’observation électorale à son siège à Hamdallaye ACI 2000, à la faveur d’un point de presse, animé par son président, Dramane Diarra.

Pour le premier tour de l’élection présidentielle, le réseau Ong d’appui au processus électoral au Mali (Apem) a déployé sur fonds propres 202 observateurs sur l’ensemble du territoire national. Selon Dramane Diarra, président du réseau Apem, en général, les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures, soit 97% des bureaux de vote observés, à l’exception de quelques bureaux dans la commune urbaine de Kayes pour cause de mise en place du matériel électoral en présence même des lecteurs, de quelques bureaux de vote du cercle de Gao, pour moins d’une heure. Cependant, il a indiqué que les 5 bureaux de vote des 2 fractions nomades de Kelbougou et Banganafoghas dans la commune rurale de Bara, cercle d’Ansongo, région de Gao, ont ouvert à 14 heures pour raison d’insécurité.

En ce qui concerne le déroulement des opérations de vote, le conférencier a souligné que le processus d’identification systématique par l’assesseur de la majorité et de l’opposition a été appliqué. Il a expliqué que dans les bureaux de vote observés, il n’y a pas eu assez de vote par procuration et d’incidents majeurs. Selon Dramane Diarra, le scrutin s’est déroulé dans un climat serein et apaisé partout où il a pu se tenir.

Pour la clôture et le dépouillement du scrutin, le président du réseau Apem a mentionné qu’en général, les bureaux de vote ont été clôturés à 18 heures. Il a ajouté que la liste d’émargement n’était pas systématiquement arrêtée et signée par les membres des bureaux de vote. Aussi, a-t-il expliqué, les signatures de l’assesseur de la majorité et celui de l’opposition n’ont pas été systématiquement vérifiées sur chaque bulletin de vote partout.

Faisant un constat général de ce premier tour, le conférencier a noté l’indisponibilité des cartes d’électeurs biométriques non retirées dans les bureaux de vote indiqués, le jour du vote ; l’absence et surtout le retard des agents électoraux, notamment les assesseurs de la majorité et de l’opposition ; des incidences graves dans certaines localités du centre et du Nord ; le faible niveau des agents électoraux et surtout des délégués des candidats ; la mobilisation mitigée des électeurs, etc.

Au regard de ces constats, le réseau Apem félicite l’ensemble des acteurs de la chaîne sécuritaire pour le maintien de la sécurité dans une bonne partie du pays et exhorte les autorités à étendre la couverture sécuritaire aux localités victimes d’attaques lors de ce premier tour du scrutin. Il exhorte aussi les acteurs à la consolidation de la gestion consensuelle du processus, encourage les candidats à se faire valablement représenter dans les bureaux de vote au niveau des commissions de centralisation et demande l’intensification de la distribution des cartes d’électeurs.

Diango COULIBALY

08 Aout 2018