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Les gendarmes en service à la Gendarmerie de Saye (cercle de Ké-Macina, région de Ségou) de retour d’une mission de sécurisation du célèbre marabout de Kouin, Komani Tanapo ont été victimes d’une embuscade terroriste le 20 janvier dernier, date d’anniversaire de l’armée malienne. Les agents se sont défendus et ont pu échapper à cette embuscade en rebroussant chemin. Aucune victime n’est à déplorer.

Selon une source proche de la Gendarmerie de Saye que nous avons contacté par téléphone, les agents quittaient Kouin, village natal du célèbre marabout Komani Tanapo pour une mission de sécurisation de ce dernier. C’est au retour explique-t-elle, que ces éléments ont été victimes d’une embuscade tendue par les terroristes. Après avoir riposté à l’attaque des assaillants,ajoute notre source, les gendarmes se sont repliés à Kouin pour demander du renfort. Mais à leur retour sur les lieux de l‘embuscade avec du renfort et des chasseurs, les assaillants ont réussi à se fondre dans la nature.

Heureusement, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer se réjouitnotre source. Selon qui, cette zone, très proche de Diarafé, un des fiefs d’Amadou Kouffa, fait régulièrement l’objet d’attaques similaires. C’est pourquoi, l’Etat prévoit l’installation d’une base militaire à Saye à l’instar d’autres localités de la région de Ségou et de Mopti dans le cadre d’une vaste opération de sécurisation des localités du Centre en proie à l’insécurité permanente.

Les ressortissants de Saye lors d’une réunion sur l’insécurité permanente dans cette zone le dimanche 21 janvier dernier, ont exprimé leur impatience de voir l’installation de cette base, promise il y a plusieurs mois par le Gouvernement. Selon eux, cette base contribuera à faire revenir la sécurité dans la zone. Les populations de la localité envisagent d’organiser dans les jours à venir, une journée de réconciliation entre les différentes communautés de la zone. Car les différentes attaques orchestrées par les hommes de Amadou Kouffasonten train de mettre les communautés dos à dos. Les peulhs sont généralement accusés à tort ou à raison par les autres communautés comme étant les partisans de Amadou Kouffa. Ce qui rend leur cohabitation assez difficile avec les autres communautés.

M.D

Tjikan du 26 Janvier 2018