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Dans le cadre des activités de la 17eme édition de la quinzaine de l’environnement, les organisateurs ont tenu une conférence-débat, le mardi 07 Juin 2016 à la maison des ainés, sur les multiples impacts de l’exploitation du bois vert sur les ressources forestières. Les conférenciers ont fait ressortir les dangers qui planent sur le pays à cause des mauvaises pratiques des exploitants forestiers. Ils ont prodigué des précieux conseils en faveur de la sauvegarde des forêts classées.

Selon Baba Alidji, un ingénieur des eaux et forêts, l’exploitation à outrance des bois dans et en dehors de nos forêts classées par les exploitants forestiers à des fins économiques est un phénomène qui est en train de détériorer notre environnement tout en nous exposant à des dangers du changement climatique. « Les exploitants forestiers s’attaquent même à nos forêts classées qui pour la plupart d’entre elles ne sont plus que par le nom », déplore-t-il. L’ingénieur des eaux et forêts a fait savoir qu’il n’y a plus de bois mort au Mali. « C’est le bois vert qu’on exploite en excès pour subvenir aux besoins, dès fois, sordides des exploitants au grand déshonneur des populations, une exploitation qui ouvre la porte à la désertification et aux effets néfastes du changement climatique, regrette-t-il. Baba Alidji a invité les exploitants forestiers à faire bon usage de nos forêts classées qui nous protègent contre les énormes effets du changement climatique tout en nous gratifiant des énergies indispensables pour notre survie. « Plus de 60% de nos forêts classées ont disparues grâce à l’exploitation abusive des exploitants forestiers », désapprouve-t-il.

Abdrahamane Démè de l’Agence pour l’Environnement et le Développement Durable (AEDD) abonde dans le même sens que l’agent des eaux et forêts. Il a expliqué les différents impacts de l’exploitation forestière au Mali. Il a révélé que l’exploitation abusive du bois fait perdre au Mali 130 millions de FCFA chaque année. « Il urge que les autorités maliennes trouvent une solution idoine au problème afin de préserver nos forêts contre ses agents dégradeurs. » Pour remédier au phénomène, l’agent des eaux et forêts Baba Alidji et son homologue Abdrahamane Démè de l’AEED ont convié la population à adopter les techniques nouvelles comme la plantation des arbres, l’utilisation des gaz pour renverser la tendance tout en amoindrissant afin de permettre aux forêts de jouer pleinement leur rôle de préservation de notre environnement, gage de progrès.

Moussa Samba Diallo

Le Républicain du 9 Juin 2016