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Le président Michael Sata a rejeté vendredi les critiques de plus en plus vives de l’opposition qui l’accuse de conduire la Zambie vers un régime de parti unique, lors d’un discours devant le Parlement. « Notre gouvernement est déterminé à préserver l’Etat de droit et la séparation des pouvoirs, notre gouvernement n’a aucune intention de faire de ce pays un Etat à parti unique », a déclaré M. Sata, élu fin septembre 2011. Depuis lors, son administration a régulièrement refusé des autorisations à l’opposition pour tenir des rassemblements publics, et il s’est aussi lancé dans une croisade anti-corruption dont les principales cibles sont des membres du gouvernement précédent, aujourd’hui dans l’opposition. La Zambie a vécu sous un régime de parti unique du temps de son premier président Kenneth Kaunda, du début des années 1970 et jusqu’en 1990, date de l’établissement du multipartisme. « Le combat contre la corruption reste l’une des grandes priorités de notre gouvernement », a également déclaré M. Sata, qui a annoncé la création d’une agence publique de lutte contre la corruption, qui pourrait recevoir les plaintes des administrés. La Zambie devrait également bientôt avoir une version revue et corrigée de sa Constitution, conformément aux promesses de campagne de M. Sata avant son élection. Sur le front économique, il a révisé à la baisse les prévisions de croissance pour 2014 à 6%, en recul par rapport au 7,4% de croissance attendu cette année et 7,3% en 2012. La Zambie, premier producteur de cuivre africain, cherche à se diversifier dans l’agriculture et le tourisme. AFP