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Des organisations de la société civile ont organisé, ce jeudi 26 mai 2022, une Journée de plaidoyer en faveur de l’amélioration des politiques et des conventions sur les droits à la santé sexuelle des adolescentes et des jeunes au Mali. La journée de plaidoyer a été faite auprès des membres du Conseil National de la Transition (CNT).

« L’acquisition des Droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR) est le fruit d’un long processus au Mali », a indiqué Sidiki Koné, consultant et conférencier à la Journée de plaidoyer. Ainsi, la vente et l’utilisation des produits contraceptifs est devenue légale au Mali à partir de 1972. C’est en 1980, a expliqué le conférencier, que l’Etat du Mali a accepté la création de la « Division santé familiale », au moment où la société civile recherchait une Direction nationale.

Il a été établi, selon Sidiki Koné, une relation entre la maîtrise de la démographie et le développement d’un pays. Ainsi, pour atteindre ses objectifs de développement, le gouvernement doit financer les DSSR. Aujourd’hui, force est de constater que le Mali est l’un des rares pays au monde à accorder seulement 5% de son budget à tout le secteur de la Santé contre une recommandation de 15%. Il faut aussi lutter contre la corruption en milieu médical qui décourage les cibles de la planification familiale.

Réviser la Loi SR…

En 2022, le Mali s’est doté d’une Loi sur les Droits des couples et des individus en matière de santé de la reproduction (Loi SR). « Vingt ans après, une relecture de cette loi s’impose au regard de l’évolution de l’environnement et de l’apparition de nouveaux défis », a indiqué Moussa Bah, Secrétaire général du Forum des Educatrices africaines (FAWE), dans son mot de bienvenue à la Journée de plaidoyer. En effet, au Mali, il ressort de la dernière enquête sur la démographie et la santé que le taux de prévalence de l’excision est environ 89 % pour les filles/femmes de 15- 49 ans.

« L’amélioration des lois et des conventions sur les droits à la santé sexuelle reproductive des adolescentes et jeunes a plusieurs avantages », a plaidé Sané N’Diaye, membre de la Coalition des organisations de la société civile pour la planification familiale. Il s’agit, selon elle, d’un moyen inéluctable d’augmenter la prévalence contraceptive. Aussi, d’accélérer la réduction de la mortalité maternelle et infanto juvénile.

Mamadou TOGOLA

Source: maliweb.net