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C’était à la faveur d’un dîner auquel ont pris part le recteur de l’Université de Bamako, Mme Siby Ginette Bellegarde, le directeur général adjoint de l’Institut international de recherche sur des maladies infectieuses et allergiques (IIRMIA), Hugh Auclincloss, une délégation ministérielle d’Afrique du Sud, des responsables de l’Université de Bamako et plusieurs représentants des partenaires techniques et financiers.

Cet événement coïncide très heureusement avec le Forum mondial de la recherche pour la santé que notre pays accueille. Par cet accord cadre, Maliens et Américains consolident des relations de coopération initiées dans les années 90 et conviennent de la création officielle d’un Centre international d’excellence dans la recherche (ICER) à l’Université de Bamako.

Depuis 19 ans, en effet, la recherche biomédicale est au coeur d’un partenariat de haut niveau entre notre pays et les États-Unis. L’Université de Bamako qui est reconnue pour la qualité de ses travaux en matière de santé publique, particulièrement dans la lutte contre les maladies infectieuses, s’est vue assignée la lourde tâche de matérialiser cette coopération en matière de recherche.

Ainsi grâce à l’appui stratégique du partenaire américain NIAID/NIH, un Centre international pour l’excellence dans la recherche a été mis en place à Bamako. Cette dynamique, a estimé le recteur de l’Université de Bamako, Mme Siby Ginette Bellegarde, insuffle un nouveau souffle à « la success story » du Malaria research and training center (MRTC) créé en 1992 dans le cadre d’un partenariat entre l’École nationale de médecine et de pharmacie du Mali et le NIAID.

La première responsable de l’Université de Bamako a salué ce partenariat qui représente, de son point de vue, un exemple extraordinaire de collaboration Nord-Sud pour développer une institution de recherche et de formation biomédicale qui fonctionne au plus haut niveau des standards internationaux. Et ce, avec une gestion locale et un choix concerté des priorités.

Mme Siby Ginette Bellegarde a évoqué toute la symbolique de cette signature durant le Forum ministériel pour la recherche en santé, ajoutant « qu’elle traduit un exemple concret de ce qui peut être accompli quand les gouvernements, les institutions académiques, les organisations d’assistance philanthropique et de développement collaborent tous pour construire une infrastructure de recherche biomédicale de classe mondiale ».

Mme Gillian A. Milovanovic et le ministre Touré ont, tour à tour, salué l’exemplarité de cette coopération entre les États-Unis et le Mali en matière de recherche en santé. L’ambassadeur américain et Amadou Touré ont chacun promis de maintenir cette bonne relation née entre nos deux pays dans le cadre d’échanges d’expérience et de franche collaboration dans le domaine de la santé en général, et de la recherche biomédicale en particulier.

La cérémonie a pris fin par un échange de cadeaux et de souvenirs et un dîner offert par le ministre Touré.

L. DIARRA

20 Novembre 2008