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Les greffes : une greffe est une opération pendant laquelle on transfère sur le malade des parties de tissu ou d’organe, ou des organes entiers, pris sur lui-même ou sur un autre. On appelle également «greffe» la partie transférée.

Il y a plusieurs sortes de greffes suivant leur origine :
– les autogreffes quand la greffe est prise sur le malade lui-même (exemple : greffe de peau prélevée dans une région du corps peu visible et utilisée pour couvrir une zone privée de peau à la suite d’un accident ou d’une brûlure).
– Les homogreffes quand le donneur et le receveur sont différents (exemple : greffe d’un rein entre deux jumeaux).

On peut non seulement greffer de la peau mais aussi une membrane de l’œil (cornée) sur un œil malade, des tendons, des nerfs, des os, vaisseaux, des cellules sanguines ainsi que des organes entiers.

Des problèmes médicaux délicats sont communs à toute les greffes : en effet, il faut que le donneur et le receveur présentent une certaine ressemblance dans la nature de leurs tissus : c’est ce qu’on appelle la «compatibilité». Quand ce n’est pas le cas, le corps qui reçoit la greffe la refuse et il se produit une réaction de rejet : la greffe ne «prend pas».

En plus de ces problèmes techniques, les greffes d’organes entiers posent des problèmes de droit et de morale. Il faut l’accord de la personne qui donne pour réaliser une greffe d’organe prélevé sur sujet vivant (un rein, par exemple).
L’accord de la famille est indispensable lorsque le donneur est en état de mort clinique, c’est-à-dire lorsqu’il n’est maintenu en vie que par des appareils divers.

La famille peut alors autoriser qu’un organe entier (un cœur, par exemple) soit donné à un malade.

Pratiquer une greffe est particulièrement difficile et ne peut se faire que quelques hôpitaux très spécialisés et très chers.

10 Mars 2008.