Partager


En prélude à l’ouverture de la 3e édition du Salon International de l’eau au Mali (Sideau) prévue pour le 1er mars, le Secrétaire général du ministère de l’Energie, des mines et de l’eau, Lamissa Diabaté, le patron de la Direction nationale de l’hydraulique, Malick Alhousseni et le chef de file des Partenaires techniques financiers du Mali ont animé une conférence de presse, le lundi 25 février, au Grand Hôtel de Bamako. Il ressort des échanges que cette année le budget du Sideau est estimé à 160 millions de F CFA.

Aujourd’hui, le secteur de l’eau au Mali est arrivé à une étape cruciale de son développement. Avec la décentralisation, la maîtrise d’ouvrage du service public de l’eau potable aux collectivités territoriales, la mise en place d’une véritable politique de gestion durable et intégrée des ressources en eau, la restructuration nécessaire du secteur pour répondre à la fois aux besoins de gestion de cette ressource et aux attentes de tous les acteurs du secteur sont autant d’enjeux et de défis majeurs pour l’ensemble des acteurs et l’administration de l’eau en particulier.

Afin de communiquer auprès du grand public sur les grands enjeux liés à l’eau, tant au Mali qu’à l’international et d’informer sur les grandes évolutions du secteur au Mali, secteur en pleine mutation depuis ces cinq dernières années, en particulier du fait de la décentralisation, le gouvernement a initié en 2005 le Salon international de l’eau au Mali (Sideau).

Les deux éditions ont été un véritable succès, au regard de la dimension politique donnée à l’événement, du nombre des exposants, de l’affluence tout au long du Sideau, de la dimension internationale.

La troisième édition qui s’annonce s’inscrit en droite ligne des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Il s’agit là de réduire de moitié la proportion des populations n’ayant pas accès à l’eau potable d’ici à 2015.

Pour mieux impliquer la presse à cet important forum, qui va se dérouler du 1er au 5 mars, sur les berges du fleuve Niger près du Palais de la Culture, le Secrétaire général du ministère de l’Energie des mines et de l’eau, Lamissa Diabaté, le Directeur national de l’hydraulique, Malick Alhousseni et le chef de file des Partenaires techniques financier du Mali ont animé une conférence de presse, le lundi 25 février, au Grand Hôtel de Bamako.

D’entrée de jeu, le Secrétaire général du ministère de l’Energie des mines et de l’eau a rappelé que l’objectif essentiel de cette troisième édition du Sideau est, d’une part, de sensibiliser et d’informer le grand public sur l’importance de l’eau dans la promotion du développement.

D’autre part, sur la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Celle-ci est un processus qui favorise le développement et la gestion coordonnée de l’eau, des terres et des ressources connexes en vue de maximiser, de manière équitable, le bien-être socioéconomique sans pour autant compromettre la pérennité d’une ressource vitale comme l’eau.

Quant à Malick Alhousseni, il a affirmé que le Sideau vise, par ailleurs, à vulgariser le Plan national d’accès à l’eau potable et les stratégies nécessaires à sa mise en œuvre en vue d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement dans le domaine de la promotion de l’eau.

Il a confié que le coût de cette édition s’est élevé à 160 millions de F CFA. Par ailleurs, le conférencier de soutenir que le fleuve Niger est menacé par l’ensablement et des déchets solides.

« Il convient de souligner que le problème du Mali n’est pas le manque de ressources en eau. Mais c’est une question de mise en valeur. Il faut le financement pour qu’on arrive à protéger les ressources en eau du Mali » a-t-il déclaré.

Le chef de file des Partenaires techniques et financiers a, de son côté, réitéré toute la disponibilité des PTF à accompagner le gouvernement malien à atteindre les OMD dans le secteur de l’eau potable.

A rappeler que les interrogations des journalistes ont porté sur les acquis du Sideau depuis son institutionnalisation en 2005, la part du budget national que le gouvernement alloue à la promotion de l’eau potable au Mali, entre autres.

Abdoul Karim KONE

27 février 2008.