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On peut dire que le premier responsable de la FMF a tenu promesse avec la conférence de presse qu’il a animée hier au siège de Malifoot.

Après la qualification héroïque des Aigles au grand banquet du football continental, le président Salif Keïta tenait le beau rôle pour discuter du devenir du football national. « L’équipe A a pu nous apporter ce grand plaisir de la qualification. Ca n’a pas été facile, mais les garçons ont relevé le défi. Il faut encore cette réunion des coeurs de tous les Maliens autour de l’Équipe nationale pour qu’elle franchisse d’autres paliers plus importants. Beaucoup pensent que le Mali a bénéficié d’un groupe difficile. Moi, je dirais que toutes les poules de cette CAN sont difficiles, il faut tout simplement se donner les moyens pour s’en sortir. Si les Aigles doivent aller au Ghana pour gagner la coupe, ils sont contraints de s’armer en conséquence pour battre toutes les équipes qui se hisseraient sur leur chemin. Sinon aucune d’entre elles ne nous facilitera la tâche. Tout est une question d’objectif dans cette compétition« , a dit le président Salif Keita.

Le sélectionneur national, Jean-François Jodar se voit confier une nouvelle mission après avoir qualifié l’E. N. à la phase finale : aller le plus loin possible dans la compétition. « Le contrat de Jodar était conditionné à la qualification à la CAN« , indiquera Salif Keita avant d’ajouter qu’il ne se fait guère de doute sur l’avenir du technicien français à la tête de la sélection nationale.

« Jodar reste le sélectionneur de l’équipe du Mali parce qu’il a rempli une première partie de son contrat et que c’est son souhait profond d’aller jusqu’au bout de cette aventure avec les Aigles. C’est un battant ! c’est un gagneur! Il veut aller plus loin, il veut achever le travail« , insistera le président de la FMF.

Actuellement en vacances en famille après des éliminatoires éprouvantes sur le plan psychologique, Jodar profitera de son séjour dans l’Hexagone pour peaufiner son plan de bataille et nouer beaucoup de contacts dans la perspective du renforcement de son effectif.

Ce défi sied au technicien français qui a, semble-t-il, conquis la confiance des décideurs du football malien.
Jodar semble le plus à même de construire une nouvelle équipe autour du noyau composé des Djila, Momo, Bassala, Seydoublen, Maha, Kanouté, Police, Cédric et Tamboura.

Premier rendez-vous, le 21 janvier à Sekondi pour un explosif Mali-Benin.

Tirant le bilan de la saison écoulée, Domingo estime que malgré quelques reports pour cas de force majeure qui ont fait jouer la prolongation, le championnat national s’est bien déroulé. « Le niveau de notre football est sensiblement le même que celui de la plupart des pays au sud du Sahara, avec son cortège d’instabilité des clubs, de pauvreté en terme de cadres techniques et administratifs, mais surtout les difficultés de financement. Le championnat national 2006-2007 a coûté entre 120 et 150 millions de F cfa. Il faut renforcer les efforts de l’État par des apports financiers extérieurs notamment des sponsors, mécènes et autres partenaires. Après l’annulation du contrat d’Ikatel, nous vivons dans une précarité totale. Ce qui fait que nous ne pouvions pas organiser un championnat national de 2è division et de football féminin. Pour les compétitions de catégorie d’âge, n’en parlons pas. Les membres du bureau fédéral sont souvent obligés de se cotiser pour financer certaines journées. Sachez que chaque journée de championnat coûte environ 4 millions de F cfa« , a précisé Salif Keïta.

Pour le président de la FMF, tout dépendait de cette qualification. « Si on n’était pas qualifié, on allait pas être là aujourd’hui« , dira-t-il. « Le choix du nouveau directeur technique national sera fait très bientôt, a annoncé le président de la fédération. Les dossiers sont déjà déposés et seront bientôt examinés par la commission qui est présidée par Karounga Keita. C’est vrai que nos équipes de catégories d’âge n’ont pas particulièrement brillé cette saison. Je ne comprend pas pourquoi, il faut donner assez d’importance à cela. Leur credo est d’abord la formation. Les jeunes sont là pour apprendre et constituer de réservistes pour l’équipe fanion. Nous allons tirer tous les enseignements de ces contres performances et essayer de trouver des solutions idoines« , a promis Salif Keïta qui estime que « tout est à reformer à ce niveau, même les mentalités« .

Les rapports de la fédération avec ses partenaires sont au beau fixe. « C’est vrai qu’il y a eu beaucoup d’incompréhensions au départ entre nous et nos partenaires dont le ministère de la Jeunesse et des Sports. Les choses se sont aplanies depuis longtemps notamment avec le ministre Natié Pléa et l’arrivée de Hamane Niang nous réconforte déjà, parce que c’est un homme du sérail qui connaît bien les problèmes des fédérations sportives. Et la fédération est décidée à travailler de concert avec tous les acteurs du football national« , a insisté le président Salif Keïta.

M. N. TRAORÉ- L’Essor

25 octobre 2007.