Partager

Le groupe parlementaire Sadi à l’AN est inéluctablement sur la voie de la dislocation. Le fossé s’est largement élargi entre Oumar Mariko et ses deux autres camarades députés (Oumou Coulibaly et Moussa Coumbéré) à l’issue des assises de Sadi le week-end dernier.

Dans notre édition d’hier lundi, nous titrions que de vives tensions règnent entre Oumar Mariko et ses deux camarades députés à l’Assemblée nationale. Oumar Mariko est pour la-non prolongation du mandat de l’Assemblée nationale. Dans cette logique, il avait laissé entendre qu’il écrirait à la Cour constitutionnelle pour demander ce non-prolongement du mandat des députés.

Ce mandat, à son entendement, devrait prendre fin le 9 août 2012. N’ayant pas jusque-là obtenu gain de cause, le mandat des députés ayant été prolongé jusqu’à la fin de la transition (organisation de nouvelles élections), Oumar Mariko qui tient à son projet de dissolution de l’AN s’en prend à ses camarades députés. Pourtant, jusqu’à hier, le député qui ne se lasse pas dans ce combat, ne s’est pas encore défait de son macaron, ni des autres avantages qu’il bénéficie par la mansuétude de tous ses camarades de l’Hémicycle.

Joint hier au téléphone, Moussa Coumbéré persiste et signe qu’il ne quittera pas l’Assemblée nationale. Idem pour Oumou Coulibaly l’autre député. Dans cette bataille, le secrétaire général de Sadi risque d’être seul d’autant plus que Kolondiéba, sa base, conteste son idée de dissolution de l’AN qui ne serait qu’une décision des « faucons du parti.

La crise socio politique doublée d’une insécurité marquée par l’occupation du nord par les islamistes qui démontrent chaque jour par leurs amputations de pieds et de mains qu’ils sont très au sérieux pour l’application de la charia, des voies s’élèvent de plus en plus à Sadi pour que le parti revienne dans les rangs. Mais ces voies raisonnables seront-elles entendues ? En tous les cas, il y va de la survie de Sadi qui avec cette guéguerre entre ses députés n’est pas loin de l’implosion de laquelle elle a su jusqu’à présent de préserver.

Denis Koné

18 Septembre 2012