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Après le rejet par la Cour d’Appel de sa demande de mise en liberté provisoire, le maire du District de Bamako, Adama Sangaré, incarcéré depuis début mai 2013 dans la maison d’arrêt et de correction de Koulikoro, risque de passer encore 2 à 3 mois en prison. Sauf si la Cour suprême en décidait autrement.

C’est en début du mois de mai dernier, que le maire du District, Adama Sangaré, a été inculpé puis incarcéré dans la prison de Souban (Koulikoro) où des conditions particulières avaient été réunies afin de lui faciliter le séjour en cette période de chaleur. Un climatiseur avait été installé et du méchoui était régulièrement commandé de Bamako pour le repas de ce prisonnier particulier.

Dans la première semaine ayant suivi son incarcération, plusieurs personnalités du monde politique et des affaires avaient tenté de le sortir de cette geôle à la réputation sulfureuse. Peine perdue. La justice est restée intraitable. Rappelons que c’est une affaire de spéculation foncière, dont le maire du District serait au centre, qui est la cause de ses malheurs actuels.

Après donc une première demande de mise en liberté provisoire, les avocats de Adama Sangaré sont revenus à la charge le mardi dernier, en introduisant une deuxième sollicitation. Cette demande a elle aussi reçu un niet catégorique du procureur. Ce qui a poussé ces derniers à saisir la Cour suprême d’un pourvoi.

Quand on sait que ce genre de demande prend du temps dans son examen, on peut aisément conclure que le maire du District risque de passer encore 2 à 3 mois dans cette prison de Souban, devenue, en si peu de temps, un lieu très fréquenté par la high society bamakoise.

Avec cette évolution de l’affaire, il est désormais certain que le maire du District ne sera pas avec les populations lors de la présidentielle du 28 juillet prochain. En plus, beaucoup d’observateurs s’interrogent désormais sur l’avenir politique de ce cadre de l’ADEMA dont on dit aussi qu’il est très proche de l’ex-Premier ministre Modibo Sidibé. En tout cas, cette situation est un coup dur pour tous ceux qui comptaient sur l’édile dans le cadre de la prochaine présidentielle. Sauf si la Cour suprême en décidait autrement.

Mamadou FOFANA

14 Juin 2013