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A l’origine de la maladie, il existe plusieurs causes dont l’utérus cicatriciel et l’accouchement difficile

jpg_une-1947.jpgLa rupture utérine est une redoutable maladie rangée dans les complications du troisième trimestre de la grossesse. Mais du fait des multiples efforts accomplis dans les pays en développement, en termes d’accouchements assistés et de suivi de consultations prénatales par les femmes enceintes, cette pathologie est devenue très rare surtout inexistante ou presque dans les mégalopoles. Les statistiques fournies par le Dr Hamadoun Garba Cissé, gynécologue à la polyclinique «Le Lac Télé» révèlent que les ruptures utérines représentent 0,5%. L’explication est toute simple.

Ces agglomérations urbaines disposent de structures et des compétences pour la prise en charge des complications de la grossesse. Les spécialistes, les gynécologues naturellement s’accordent à dire que les saignements du troisième trimestre de la grossesse résultent soit de la rupture utérine ou du décollement du placenta soit du placenta prævia : une localisation anormale du placenta qui engendre des hémorragies sévères au troisième trimestre de la grossesse chez la femme. Elle fait indubitablement une suite de continuité au niveau du segment inférieur de l’utérus (déchirure de la paroi utérine). Ce segment est le point le plus fragile de l’utérus. A l’origine de la rupture utérine, il existe plusieurs causes. Dans le premier lot, on retrouve l’utérus cicatriciel, la césarienne itérative, c’est-à-dire une femme qui a été césarisée 2 fois.

Le scientifique de la polyclinique « Le Lac Télé » explique qu’une femme césarisée à deux reprises, ne doit plus accoucher que par césarienne pour circonscrire les risques liés à certaines complications. Le Dr Hamadoun Garba Cissé pousse même l’analyse un peu loin. Il rappelé qu’après une césarienne, la femme doit accoucher dans un milieu chirurgical, c’est-à-dire où on peut l’opérer rapidement au besoin. Dans le deuxième groupe de cause, il y a le gros fœtus qui aboutit à des accouchements dystociques, selon l’expression consacrée. Il s’agit des accouchements difficiles. Pour les autres causes, on incrimine les manœuvres obstétricales , notamment, le forceps à l’accouchement, les pressions inappropriées et incontrôlées sur le ventre de la femme enceinte, les usages intensifs des ocytociques : des médicaments qui favorisent le travail de la femme enceinte. Le travail long et prolongé de la femme enceinte surtout en milieu rural. Le toubib Hamadoun Garba Cissé prévient que la norme lorsque la femme entre en travail , est de 12 heures pour les multipares : les femmes qui ont accouché à plusieurs reprises et de 24 heures pour les primipares (les femmes qui ont accouché pour la première fois). manifestations cliniques. Elles sont comme la douleur causée par un coup de poignard. Cette douleur intense est accompagnée d’hémorragies du troisième trimestre, le sang est noir.

La femme ressent aussi des douleurs entre les contractions explique notre interlocuteur. Les autres signes des manifestations cliniques sont le ralentissement du travail et du bruit du cœur chez le fœtus. Ce bruit peut aussi disparaître. Le médecin relève qu’on peut aussi constater une déformation du ventre en sablier : c’est en forme de coque d’arachide, associée à une asthénie générale. Pour les gynécologues, le diagnostic de la rupture utérine est purement clinique. Mais c’est une pathologie redoutable qui reste une urgence chirurgicale. Il faut une prise en charge rapide pour éviter les graves conséquences voire dramatiques dans certains cas puisque la maladie est grevée d’une lourde mortalité fœtale. Près de 80% selon les statistiques. Ce chiffre fait froid dans le dos et requiert des efforts de prévention. Dans les cas où les enfants survivent, ils peuvent présenter ensuite un tableau de complications neurologiques et infectieuses. Le gynécologue de la polyclinique a rappelé que chez la mère aussi, il existe des conséquences, notamment l’anémie. Parfois les chirurgiens sont contraints de faire l’hystérectomie (une ablation chirurgicale de l’utérus). Dans le pire des cas on assiste à une mortalité maternelle.

Les pays en développement notamment ceux du continent africain, multiplient les initiatives et les actions pour réduire les décès maternels et infantiles. La rupture utérine nécessite un traitement d’urgence. Le Dr Hamadoun Garba Cissé précise que devant tout cas de rupture utérine, il faut ouvrir le ventre pour extraire l’enfant. Lorsque que cela est possible, il faut réparer l’utérus sinon faire une ablation de cet organe. Au moment de l’intervention, il faut prévoir les transfusions possibles et les réanimations de l’enfant au besoin. Notre interlocuteur insiste sur la nécessité de doter toutes les structures de santé en personnel compétent : gynécologues, sages femmes, infirmières obstétriciennes. Il souligne le besoin de sensibiliser et de favoriser la référence-évacuation des urgences obstétricales. Par ailleurs, le dépistage des cas de risque (utérus cicatriciel, gros fœtus entre autres) doit se pratiquer par le biais des consultations prénatales régulières.

B. DOUMBIA

L’Essor du 23 Juillet 2013

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Laryngite : elle peut être aigue ou chronique

La laryngite aiguë est une affection plutôt courante, mais certains facteurs augmentent le risque. Contracter une infection des voies respiratoires : rhume, bronchite ou sinusite, par exemple ; être exposé à des substances irritantes comme la fumée de cigarette ou la pollution. La laryngite résulte d’une inflammation du larynx, le plus souvent aux cordes vocales.

L’inflammation empêche les cordes vocales de se mouvoir et de vibrer librement au passage de l’air. Parler devient douloureux. La voix est rauque ou carrément éteinte. Il existe deux types de laryngites : la laryngite aiguë et la laryngite chronique. Laryngite aiguë est de loin la forme la plus courante. Elle survient de façon soudaine et s’apaise au bout de quelques jours ou semaines. Les causes les plus fréquentes de la laryngite aiguë sont : l’abus ponctuel des cordes vocales (après une soirée passée à crier ou à chanter) ; une infection virale, comme celles responsables d’un rhume ou d’une grippe ; une bronchite, une pneumonie ou un cas de rougeole. Laryngite peut être aussi chronique.

Lorsque les symptômes durent plus de trois semaines, il est question d’une laryngite chronique. Cette dernière est généralement causée par l’exposition prolongée à des facteurs irritants. Les transformations du larynx sont parfois permanentes et peuvent occasionner des laryngites aiguës, à répétition, chez les chanteurs professionnels par exemple. Les causes les plus fréquentes de la laryngite chronique sont : l’exposition répétée à des vapeurs toxiques, à des substances allergènes ou à la fumée de cigarette ; les problèmes de reflux gastro-oesophagien (reflux acide) ; la sinusite chronique ou l’écoulement nasal dans le larynx (rhinorrhée postérieure). Il y a aussi la consommation excessive d’alcool ; la sollicitation excessive et répétée de la voix, le tabagisme ; l’utilisation de corticostéroïdes inhalés entre autres. Plus rarement, la laryngite chronique a pour origine : une infection bactérienne, fongique ou parasitaire. Les symptômes de laryngite sont des chatouillements ou des douleurs à la gorge ; une difficulté à avaler ; une voix enrouée ou carrément éteinte ; une toux sèche ; une sensation de boule dans la gorge Quand est-ce qu’il faut consulter. Dans la plupart des cas, la laryngite aiguë peut se traiter à la maison, grâce au repos et en buvant beaucoup d’eau. Le recours à un humidificateur ou à des pastilles peut aider à soulager la gorge.

Si les symptômes durent plus de deux semaines, il est conseillé de consulter un médecin. Chez l’enfant de moins de 5 ans, on parle de «faux croup» plutôt que de laryngite. Consultez un médecin immédiatement si votre enfant : émet des sons aigus en respirant ; salive plus qu’à l’habitude ; a du mal à avaler, a du mal à respirer, fait une fièvre de plus de 39 oC (103 oF). Traitement. Si la laryngite est due à une sollicitation abusive de la voix, quelques jours de repos suffiront à apaiser les symptômes. Si elle est d’origine virale ou bactérienne cependant, il faudra attendre la disparition de l’infection. A la maison, on peut accélérer le traitement de la laryngite par quelques mesures simples à la maison. Équipez-vous d’un humidificateur ou respirez l’air humide dans la douche ou au-dessus d’un bol d’eau chaude ; sollicitez votre voix le moins possible ; buvez beaucoup pour vous hydrater, mais évitez la caféine ou l’alcool ; si possible, éliminez la cause de la laryngite, comme les brûlures d’estomac, le tabagisme ou l’alcoolisme ; sucez des pastilles ou gargarisez-vous avec de l’eau salée. Dans les rares cas où une infection bactérienne est à l’origine de la laryngite, le médecin pourra prescrire un antibiotique. Remarque : dans la grande majorité des cas, les antibiotiques s’avèrent inutiles parce que l’infection est d’originale virale.

Les corticostéroïdes peuvent aider à réduire l’inflammation des cordes vocales. Ce traitement est seulement utilisé cependant lorsque la laryngite doit être traitée de façon urgente, lorsque le patient doit prononcer un discours, par exemple. Les corticostéroïdes peuvent également être administrés aux jeunes enfants en cas d’urgence. On peut y recourir aussi dans certains cas à des médicaments antiacides. Si les problèmes de reflux gastro-oesophagien sont à l’origine de la laryngite, le médecin pourra prescrire des médicaments en conséquence.

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L’Essor du 23 Juillet 2013