Partager


La semaine dernière, Abdoulaye Koïta, ministre de l’Équipement et des Transports, s’est rendu sur le chantier de la route Gao-Ansongo-Labezzanga, pour constater l’avancement des travaux.

D’un coût de 38,2 milliards de Fcfa, financés par le Fonds européen de développement (FED), les travaux de la route Gao-Ansongo-Labezzanga-frontière du Niger ont un délai d’exécution de 36 mois. Le tronçon Gao-Ansongo coûtera 19,8 milliards et doit être exécuté en 24 mois.

En décembre dernier, le président Amadou Toumani Touré a lancé les travaux de la route Gao-Ansongo-Labezzanga-frontière du Niger, qui ont été confiés à la Satom, entreprise adjudicataire du marché.

Grâce à la route Gao-Ansongo-Labezzanga-frontière du Niger, le Nord du Mali sera largement désenclavé, notre pays sera ouvert aux États voisins à l’Est et au Nord et l’intégration sous-régionale, ainsi que les échanges commerciaux entre nos différents pays seront renforcés.

Aujourd’hui, le chantier est entièrement installé. L’entreprise a divisé l’ouvrage en deux tronçons.

Le premier lot, long de 100 km, va de Gao à Ansongo. Le second, long de 102 km, relie Ansongo à Labezzanga.

Pour le moment, les travaux sont concentrés sur le premier lot qui doit être prendre fin en octobre 2007.

Au niveau du premier lot, les travaux de débroussaillage et de terrassement sont pratiquement terminés sur près de 50 km.

Actuellement, la Satom travaille sur la couche de fondation et la couche de base. Celle-ci est en avance d’environ un mois et demi sur son chronogramme initial.

La portion Gao-Ansongo a une particularité : à cause de la nature du terrain et de la position géographique de la voie située dans une zone marécageuse et sablonneuse, elle est entièrement construite en digue.

C’est pourquoi, le mois dernier dans les villages de Bara et Tabango, des inondations ont eu lieu, a expliqué Nia François Goïta, du bureau de contrôle.

Ainsi, afin de trouver une solution à ce problème, l’entreprise a augmenté le nombre d’ouvrages de drainage des eaux dans les villages traversés par la route sur l’ensemble du tronçon.

Alors, au lieu de 91 dalots et 9 chaussées submersibles, les ouvrages de protection ont été portés à 175 dalots sur tout le tronçon.

Afin de corriger rapidement les imperfections et de prévenir les inondations, un comité de suivi a été installé pour suivre le drainage des eaux de pluie.

Le ministre Abdoulaye Koïta a parcouru tout le premier tronçon et a pu juger la progression du chantier, ainsi que les mesures prises pour protéger les villages.

Suite à la visite du premier tronçon de la route, le ministre a salué la collaboration entre l’entreprise et les autorités communales et administratives, chose qui permet le déroulement normal des travaux.

14 août 2006.