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Les téléspectateurs se sont régalés, mercredi soir dernier, lors de la diffusion du premier épisode de ce feuilleton.

La première saison avait tenu en haleine, plus de deux ans durant, les jeunes, les femmes et tous les férus de l’histoire de notre pays. Diffusé sur l’ORTM d’abord en français, puis en langue nationale bambara, la série les « Rois de Ségou » a également été vue par tous les téléspectateurs francophones à travers TV5 et le réseau de Canal France Internationale (CFI).

Compte tenu de ce succès, le réalisateur Boubacar Sidibé, son équipe et ses partenaires que sont l’ORTM, Brico films et Sarama films, ne pouvaient plus retarder la concrétisation du projet de la 2è saison. Il s’agit de 20 épisodes de 26 minutes chacun.

Le tournage a duré un peu plus de 3 mois, soit du 21 janvier au 15 avril 2012. La mise en boîte s’est déroulée dans la forêt classée de Tienfala et N’GAMA (Ségou). Ele a réuni près de 300 personnes : 35 membres de l’équipe technique et 250 comédiens. Le budget total du film dépasse 220 millions de Fcfa. Les objectifs du réalisateur sont les suivants: « sensibiliser, faire connaître les us et coutumes. Donner aux Africains la possibilité de voir à l’écran leur passée à travers une mise en scène attrayante et compréhensible pour un large public.

Le décor du premier épisode se situe sur les bords du fleuve Niger. Tientigui Bouba Danté, le griot de la cour royale de Monzon Diarra raconte à un groupe d’enfants l’histoire du royaume Bamanan de Ségou. Puis au palais de Monzon, le griot Tientiguiba Danté ruse et démasque une femme qui mentait au roi pour pouvoir voler un enfant à sa vraie mère. Monzon intronisé envoie un émissaire au roi Dessé du Kaarta pour lui demander des comptes parce qu’il a attaqué Nyamina, ville des marabouts.

Au Palais du Kaarta, Dessé explique à l’émissaire de Monzon que le roi de Ségou est un esclave qui doit être au service de sa femme. Pour venir à bout de Dessé du Kaarta, Monzon demande l’aide du féticheur Komotigui chargé de prédire l’issue de toutes les guerres ou de trouver les solutions pour que la victoire bascule du côté de Ségou. Il prédit que Monzon ne peut vaincre le Kaarta que s’il fait appel à Charo Salifou le fils d’une sorcière.

Sur un plan plus général, malgré ses succès militaires, à sa mort, Monzon Diarra laissa comme héritage à son fils Dah Diarra un trône et la lourde tâche d’affronter ses quatre plus grands ennemis, qu’il avait combattus sans arriver à les vaincre. A l’aide des sages conseils de son griot Tientiguiba Danté, il triompha du roi magicien Samayana Bassi. Il en sera de même pour les Rois Dougakoro de Korè, Marihéri de Dionkoloni et Toto de Diakrouna.

Rappellons que Boubacar Sidibé a déjà réalisé une dizaine de films documentaires, serié TV et de nombreuses fictions. On peut retenir « Le Pacte Social » en 1999; « N’Tronkelen » en 2000; « Les Aventures de Séko » 1ère série TV en 2000; et « Dou » série Télévisée (15x 26mn) en 2004.

Il a été désigné réalisateur du meilleur film de fiction TV au Fespaco 2001 Film (Séko) et réalisateur du meilleur film de fiction TV au Fespaco 2003 Film (Sanoudiè).

Après ces deux saisons de la saga des Rois de Ségou, Boubacar Sidibé s’attaquera bientôt à la réalisation d’une nouvelle série TV de 52 épisodes intitulée: « Dougouba sigui » (La vie en ville).

L’Essor du 25 Juin 2012