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Richard Zink, l’ambassadeur de l’UE au Mali, a co-animé une conférence de presse, le mardi 28 janvier 2014 au siège de l’institution, avec le général Bruno Guibert, commandant de l’EUTM. L‘objectif était de faire le point de la coopération entre l’UE et le Mali et de mettre en exergue les perspectives pour 2014. Selon Zink, l’accord de Ouaga, qui a permis l’organisation des élections et confirmé les principes de laïcité et d’intégrité nationale du Mali, prescrit des discussions inclusives pour arriver à une paix durable.

Etant cosignataire de l’accord de Ouagadougou, l’UE accorde une grande importance à ce document qui a permis l’organisation des élections sur toute l’étendue du territoire malien. « Il ne faut pas sous-estimer l’accord de Ouaga. J’ai souvent l’impression que les gens disent que c’était pour les élections. Ce n’est pas tout. L’accord était, aussi, pour confirmer l’intégrité et la laïcité du pays. Ce sont des atouts énormes. Ces bases doivent mener à des discussions afin d’arriver à une paix durable », a expliqué Richard Zink, le représentant de l’UE au Mali. Avant d’ajouter que l’accord appelle à des discussions inclusives après 60 jours. « Nous savons tous que ces discussions n’ont pas eu lieu. Pourtant le gouvernement nous assure qu’il est en contact avec les groupes armés », a-t-il dit.

Selon Richard Zink, l’appui de l’UE au Mali en 2013 a atteint environ 200 milliards FCFA (humanitaire, sécuritaire, coopération et développement). Il a indiqué que cela témoigne que le partenariat avec le Mali est diversifié et s’adapte aux demandes et enjeux maliens. Avant de préciser que cette aide confirme qu’un Mali développé et pacifié est dans l’intérêt de l’UE. Pour l’Ambassadeur, cette approche diversifiée va se poursuivre et même se développer en 2014. Ainsi, dira-t-il, l’UE va poursuivre son support humanitaire et apportera son appui au dialogue inclusif et son support aux efforts de la MINUSMA devant permettre la réconciliation nationale. Sur le plan sécuritaire, l’UE projette de poursuivre la mission EUTM jusqu’en 2016. Richard Zink a souligné qu’un appui sera fait aux initiatives gouvernementales en matière de régionalisation, de réforme de la justice et de lutte contre la corruption.

De son côté, le général Bruno Guibert, commandant de l’EUTM, s’est réjoui des résultats des bataillons maliens formés par l’EUTM. « Aujourd’hui, nous avons formé 3 bataillons et le quatrième est en cours de formation à Koulikoro. Les résultats montrent que l’armée malienne retrouve sa capacité de confiance qui lui permet aujourd’hui de mener des opérations de façon autonome », a-t-il indiqué. Rappelons que, dans le cadre de la formation EUTM, près de 450 militaires européens ont formé 3 bataillons (au total : 2400 militaires maliens) et la formation du quatrième est en cours.

Madiassa Kaba Diakité

Le Républicain du 29 Janvier 2014