Partager

Le froid est une période propice au développement de la rhinite allergique saisonnière (allergie au pollen) en raison de l’arrivée des pollens d’arbre. Le pollen constitue, chez les plantes à graines, l’élément mobile mâle produit par la fleur : ce sont des grains minuscules, de forme plus ou moins ovoïde, initialement contenus dans l’anthère à l’extrémité des étamines. Provoquant toux, écoulement nasal, démangeaisons, entre autres, ces symptômes allergiques peuvent être confondus avec ceux de la Covid-19.

Dr Boubacar Haïdara, spécialiste en oto-rhino-laryngologie (ORL) confirme que la rhinite a les mêmes symptômes que le coronavirus. En effet, explique le spécialiste, une rhinite allergique peut ressembler au coronavirus lorsqu’elle se manifeste par le nez qui coule, des troubles de l’odorat, la toux, la fièvre et des difficultés respiratoires.

Pour faire la différence, le médecin invite la population à se faire consulter afin d’éviter les formes graves du coronavirus. Il indique raque seul un test de dépistage antigène, PCR ou une radiographie pourra lever le doute.

D’après le spécialiste en ORL, la rhinite allergique saisonnière est une inflammation des muqueuses du nez, des sinusites et des yeux. Elle est déclenchée par une réaction du système immunitaire en présence d’un allergène comme le pollen et les acariens.Il précise que c’est une maladie vraiment handicapante en cette période de l’année. Le changement climatique allonge la période pendant laquelle les arbres plantes produisent leurs pollens. Ce qui veut dire que le facteur favorisant c’est le climat.

L’organisme réagit en face d’un allergène ou le climat. C’est les manifestations de l’organisme qui donnent les manifestations cliniques. La rhinite allergique cause différents symptômes qui sont provoqués par l’inhalation du pollen. «Lorsque nous sommes en contact avec l’allergène ; cela peut provoquer, surtout avec les patients asthmatiques, l’aggravation des crises d’asthme en cette période», explique le praticien.

C’est la période qui est favorable à l’asthme aussi bien chez l’enfant que l’adulte. Il cite aussi des signes conjonctivaux comme le grattage des yeux, l’écoulement des yeux larmoiement purulent. Au niveau du nez, ce sont des éternuements en salve ou l’obstruction nasale. Cette obstruction peut être à bascule, associée à un écoulement nasal antérieur et postérieur.C’est l’écoulement blanchâtre en un premier temps ou mucopurulent. Il y a également grattage du nez, des oreilles ou de la gorge blanchâtre.

Selon Dr Haïdara, la maladie affecte aussi la qualité de vie du patient par la fatigue, l’irritabilité, un trouble du sommeil. Ceux-ci peuvent être associés aussi à des maux de tête de l’épicrâne ou céphalées frontales.

Le patient peut se plaindre d’une toux sèche gênante, insomniante. La maladie peut se compliquer en donnant ce qu’on appelle une otite chez les enfants ou les adultes et des crises d’asthmes répétitives. Le traitement se fait à deux niveaux. Il faut tout d’abord un traitement symptomatologique accompagné de mesures préventives (fermer les fenêtres, porter des bavettes, ne pas faire sécher les habits dehors). Ensuite le traitement curatif consiste à donner des décongestionnants nasaux et l’observation de l’hygiène nasale chez les enfants.

F. N.

Source: L’Essor