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Il y a deux ans, les Etats du Sénégal et du Mali concédaient l’activité ferroviaire sur l’axe Bamako-Dakar à la société CANAC-GETMA. Aujourd’hui, une rétrospective s’impose.

S’il est trop tôt pour tirer un bilan au regard de la durée de la concession, il nous importe, cependant, d’apprécier aujourd’hui le chemin parcouru et d’apporter les correctifs nécessaires afin que l’espoir né de la concession ne soit pas brisé ».

C’est en ces termes que le ministre de l’Equipement et des Transports du Mali, Abdoulaye Koïta, entamait son intervention lors de la cérémonie d’ouverture des travaux.

Le ministre Koïta a, en outre, souligné que les deux années de mise en concession ont connu des difficultés liées à la question du trafic voyageurs, au respect du programme d’investissement, l’élaboration du statut du personnel et d’une grille salariale unique, la réduction du nombre de personnel expatrié conformément à l’offre du concessionnaire, la libération de la part du capital des travailleurs.

Raison pour laquelle les assises du lundi et mardi derniers ont planché sur les conditions d’amélioration du trafic voyageurs sur l’axe, le programme d’investissement dont la prévision pour les cinq premières années porte sur environ 30 milliards de Fcfa, les points d’investissements réalisés en 2004 et 2005.

Les participants ont, de plus, passé au peigne fin les questions relatives au versement d’une redevance de concession de 1%, 3,5% et 6% du chiffre d’affaires respectivement à partir des deuxième, cinquième et septième années d’exercice, au respect de l’effectif des expatriés conformément à l’offre du concessionnaire, la recherche de financement pour l’achat de voitures-voyageurs et locomotives.

On y ajoutera l’inventaire initial du patrimoine de l’axe ferroviaire concédé, les contrôles de douane et police aux frontières du Mali et du Sénégal, la communication des rapports statistiques par TRANSRAIL-SA, l’organisation et le fonctionnement de la société.

A la fin des travaux, les gouvernements sénégalais et malien ont invité TRANSRAIL-SA à se hisser à la hauteur des ambitions des Etats qui, malgré le contexte difficile, sont en train d’acquérir du matériel neuf en Inde pour un montant de 27,7 millions de dollars.

Il s’agira aussi pour la société concessionnaire de mettre en œuvre un plan de communication efficace afin de rendre visibles les actions enclenchées pour relancer l’activité du chemin de fer dans les deux Etats, engager avec le Sénégal et le Mali les actions nécessaires pour régler les difficultés identifiées dans l’application de la convention fiscale et douanière.

Enfin, Maliens et Sénégalais ont recommandé d’entamer des discussions pour l’allègement du contrôle douanier à la frontière.

Pour le ministre sénégalais des Transports, « Il était essentiel que cette rencontre se déroula avec une parfaite franchise qui nous a permis d’aller au fond des questionnements et des inquiétudes que certains se posent afin de permettre à TRANSRAIL-SA d’apporter des éclaircissements, les précisions et apaisements nécessaires pour que nous envisagions ensemble les correctifs indispensables à son action« .

Rendez-vous est pris pour la prochaine revue à Dakar.

Paul MBEN

06 octobre 2005.