Partager

Décidément, les Libyens ne badinent pas avec la sécurité de leur chef. Plus paranoïaques que les éléments de sa protection rapprochée, tu meurs. Ils avaient occupé tous les coins et recoins du Centre international des conférences de Bamako. Ils tenaient à mettre leurs vilains museaux partout et semblaient s’accorder toutes les libertés pour ce faire, comme s’ils étaient en territoire conquis. N’eût été l’intransigeance d’un membre des services de sécurité de notre pays, ils auraient fait évacuer la salle Djéli Baba Sissoko histoire de fouiller ceux qui s’y trouvaient.

Kadhafi comme N’Krumah !

« Je veux que des gens réunis à Accra entendent la voix du citoyen africain. Quand je parle au sein du sommet, on dit que c’est votre opinion. C’est l’avis de Kadhafi. Exactement la même situation où se trouvait le président N’Krumah. C’est pourquoi j’ai l’intention de réunir la voix des forces vives africaines jusqu’à Accra« . Le guide veut prouver que sa vision est partagée par l’ensemble de la population africaine.


Les doléances de M’Bodj Sène : oubli ou réfus ?

S’il y a quelque chose qui a surpris des milliers de femmes ayant fait le déplacement au Centre international des conférences, c’est bien le silence de Kadhafi par rapport aux doléances exprimées par la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille. Malgré la brillante plaidoirie de notre brave ministre, le guide n’a pris aucun engagement financier. Du moins, publiquement.

« Je ne sais pas où sont mes enfants !…« 

«J’ai vu de mes yeux lors de mes voyages la situation fatidique en Afrique. Je rencontre parfois des femmes avec une quinzaine d’enfants. Quand je demande par exemple à l’une d’elles les nouvelles de son mari, elle dit qu’elle ne sait pas.

Il se pourrait que ces 15 enfants ne soient pas du même père. Parfois, j’ai posé la même question aux pères. Ils disent qu’on ne connaît pas leurs enfants. J’ai même posé la question à un chef d’Etat. Je ne vais pas vous donner son nom. Il me répondit :  » Moi, j’ai beaucoup d’enfants mais je ne sais pas où sont mes enfants« . Je lui ai dit :  » Vous êtes responsables d’un peuple et vous ne connaissez pas vos enfants !« .

C’est tout cela qui réconforte le guide dans sa vision de protéger les femmes et les enfants.

Chaka Doumbia

26 juin 2007.